12 juin 2009
"IDENTITE SOUS CONTROLE" DE J OUAKNINE
Présentation :
"La vengeance est un plat machiavélique qui se mange froid, surtout quand il a mijoté au fond d'un sombre cachot.
Un cadavre pour dessert et une inspiratrice sur le gâteau, voici les ingrédients de ce polar mené tambour battant, tout en dialogues et rehaussé des pensées secrètes des protagonistes au fur et à mesure que l'on découvre leurs points de vue.
Qui de ces trois conspirants saura l'emporter ?
Cette vengeance s'accompagne d'un grand millésimé, un Côte-rôtie, qui lui donne une allure de froide dégustation.
Les trois protagonistes se relaient au fil du livre pour nous livrer leurs pensées secrètes donnant une saveur particulière à ce polar étourdissant."
L'auteur : voir son blog et ses livres personnalisés
Le hasard fait bien les choses. En cherchant un polar pour mon cher et tendre au salon du livre de Dijon (il y a quelques mois déjà), je me suis arrêtée devant le stand des éditions de la rue. Bonne pioche !
Nous sommes entraînes dans un vaudeville policier avec le mari, la femme, l'amant...un meurtre- c'est un polar tout de même- et un cadavre dans un frigo. Le mari s'évade de prison et se refait une identité après avoir changé de tête et revient sur les lieux pour se venger. Il retrouve alors les différents protagonistes de son passé ; chacun ses intérêts, chacun croit savoir et tire les ficelles, chacun semble avoir le contrôle et on a hâte de savoir qui va "gagner".
On imagine très bien ce récit en pièce de théâtre. C'est vite lu, bien mené et j'ai vraiment passé un bon moment !
29 mai 2009
INDRIDASON
On se dit qu’à lire un roman policier islandais nous fera découvrir autant de crimes que d’intrigues amoureuses dans un monastère ou de plats cuisinés succulents chez la « perfide Albion » !!!
En effet avec environ 300 000 habitants soit guère plus que Dijon et sa banlieue (240 000) rapporté aux chiffres de la France ça ne ferait pas de plus de 10 « homicides » par an. En France le taux des homicides en de 3,3 pour 100 000 habitants.
Du coup l’auteur a choisi la voie des disparitions, des squelettes qui resurgissent comme autant deprétexte pour nous faire découvrir l’Histoire de son pays à l’instar d’un Déon MEYER (au style plus fluide) dont je profite ici pour dire tout le bien que j’en pense (cf LEMMER l’invisible)
A cela il croise habilement l’histoire d’un commissaire ERLENDUR lui-même en proie avec son passé et ses « démons ». Il a abandonné femme et enfants en bas âge et les « redécouvre » 20 ans après.
Du Alexandre DUMAS dans le texte
Surprenante ISLANDE, pays classés récemment encore en 2007 par les Nations-unies comme numéro un parmi près de 180 pays en termes d'indicateurs de développement humain (IDH).
Enfin ça c était avant la crise, avant que ce pays frôle la faillite, faillite qui l’aurait mené tout droit dans le mur sans le soutien financier des Russes. Le comique de la situation est que « l’homme du lac » nous rappelle que l’ISLANDE a été un des centre « névralgique de la guerre froide entre russes et américain, américain qui y possédait récemment encore une base militaire.
Comme quoi si on n’est pas toujours rattrapé par son passé on n’échappe pas à son destin !!!
Etonnant non !!! Comme dirait DESPROGES
Valérian
Présentation de l'éditeur
Le corps d'un petit garçon était couché dans la neige lorsque la voiture d'Erlendur est arrivée au pied de l'immeuble de banlieue, en cette fin d'après-midi glaciale de Reykjavik. II avait douze ans, rêvait de forêts, ses parents avaient divorcé et sa mère venait de Thaïlande, son grand frère avait du mal à accepter un pays aussi froid. Le commissaire Erlendur et son équipe n'ont aucun indice et vont explorer tous les préjugés qu'éveille la présence croissante d'émigrés dans une société fermée. Erlendur est pressé de voir cette enquête aboutir, il néglige ses autres affaires, bouscule cette femme qui pleure au téléphone et manque de philosophie lorsque ses enfants s'obstinent à exiger de lui des explications sur sa vie qu'il n'a aucune envie de donner. La résolution surprenante de ce crime ne sortira pas Erlendur de son pessimisme sur ses contemporains. Dans cet impressionnant dernier roman, Indridason surprend en nous plongeant dans un monde à la Simenon. Il a reçu pour ce livre et pour la troisième fois le prix Clé de Verre du roman noir scandinave.
L'Islande petit pays de 300 000 habitants confronté peut-être à un crime raciste sur un enfant. C'est l'intérêt de ce polar qui se lit rapidement. Une commaunauté d'hommes du soleil levant vivant au pays des glaces face au problème d'intégration à l'école et plus généralement dans la société.
Que dire sinon que l'on ne quitte pas le livre sans l'avoir fini et que l'herbe de nos contrées n'est pas moins verte dans le Grand Nord. Je replongerai sans hésitation dans les bras du sieur Indridason !
Critiques chez Aifelle, Dasola, Fashion, cathulu, cuné, clarabel, Michel
Thaïs
08 mai 2009
"LES PAS LEGERS DE LA FOLIE"DE P.DACHKOVA
Cet auteure Russe est une découverte pour moi. Facile et rapide à lire, ce thriller policier reprend tous les thèmes chers aux lecteurs Russes : psychologie des tueurs en série sur fond de drogue, de mafia, d'hypnose, de restes de communisme et d'un quotidien pas facile. Certainement moins finement décrit que dans les romans de Marinina, cet environnement est cependant suffisamment façonné pour nous laisser emporter dans le tourbillon de cette folie meutrière.
Paulina Dachkova est très connue en Russie et ce livre est un best seller là-bas (vendu à plus d'un million d'exemplaires).
C'était un bon moment de lecture. Le style de livre qui nous fait passer un bon moment mais que l'on oublie juste après.
01 septembre 2008
MES POLARS DE L'ETE : MEYER, CONNELLY ET MANKELL
Présentation : Alors qu'il sombrait dans la déchéance, l'ex-policier "Zet" van Heerden se voit confier la tâche, apparemment simple, de retrouver un testament sans lequel une certaine Wilna van As ne pourra hériter de son ami décédé. Celui-ci, Johannes Jacobus Smit, a été retrouvé mort chez lui, tué d'une balle de M16 dans la nuque après avoir été torturé à la lampe à souder. Van Heerden comprend qu'il y a anguille sous roche lorsqu'il s'aperçoit que le coffre-fort du défunt a été vidé et qu'il aurait contenu une fortune en dollars. Un fusil d'assaut? Des dollars US? Tout semble indiquer un crime mafieux. Et pourtant... « Le sentiment de culpabilité est un des ressorts traditionnels du roman policier mais quand il est partagé par tout un peuple il prend une dimension politique particulière. Les romans de Deon Meyer appartiennent indiscutablement au genre policier ; les aventures de la brigade des vols et homicides du Cap semblent même par moments une transposition dans la réalité sud-africaine des tribulations du 87e district d’Ed McBain. Mais le régime de l’apartheid dont la police a été l’un des principaux instruments n’a pas disparu sans laisser de traces /... / Les Soldats de l’aube transposent sur le plan de la fiction la démarche que la Commission vérité et réconciliation a suivie en Afrique du Sud et démontre que s’il est particulièrement difficile de faire coexister d’anciens ennemis, le plus délicat est encore de se réconcilier avec soi-même. » (Gérard Meudal, Le Monde). L'ex-policier Zet Van Heerden se voit confier la tâche de retrouver le testament de Johannes Jacobus Smit, retrouvé mort, tué d'une balle dans la nuque, le coffre-fort vidé des dollars qui représentaient une fortune.
Les polars (sud-africain) de Deon Meyer se situe dans l’Afrique du Sud (années Mandela et suivantes) et sont tout à fait dans le style des romans policiers dits de « procédure » qui au-delà de résoudre des enquêtes, racontent des histoires humaines. S’il faut lire « Soldats de l’aube » pour son approche pleine d’humanité, c’est aussi pour son écriture particulièrement ciselée, ses réflexions subtiles sur la société sud-africaine (plus largement sur la vie) et une construction intelligente autour de l’enquête du héros et de sa propre histoire.
Deon MEYER s’inscrit pour moi (excusez du peu) dans la lignée des Mickael CONNELLY
Présentation : L'ex des Homicides Harry Bosch n'a plus le badge qui lui ouvrait toutes les portes et le couvrait en cas d'ennui. Mais rien à faire : il élucidera le meurtre d'Angella Benton, jeune assistante de production retrouvée morte quelques jours avant un des plus gros hold-up d'Hollywood. Sauf que dès le départ, " on " lui ordonne de renoncer. Obstiné, Bosch rencontre un des deux policiers ayant enquêté sur le braquage. Celui-ci lui révèle qu'un agent du FBI, une femme, a jadis téléphoné à son collègue pour lui révéler une anomalie dans les numéros de billets recensés par la banque, puis volés. Ainsi commence un des romans les plus sombres et inquiétants de Michael Connelly. Difficulté de l'enquête et présence obsédante d'une force inconnue qui tire toutes les ficelles et entraîne Bosch dans une terrible descente aux enfers, Lumière morte marque le grand retour d'Harry Bosch.
et Henning MANKELL.
Présentation : L'action se situe en grande partie en Lettonie, alors que les Etats baltes s'émancipent de la tutelle soviétique. Hiver 1991. Un canot pneumatique s'échoue à Mossbystrand, au large d'Ystad (siège du commissariat de Wallander). Il contient les corps de deux hommes, torturés et exécutés d'une balle dans le cœur. L'origine du canot est rapidement établie : fabrication yougoslave, utilisé uniquement par les Soviétiques et leurs satellites. Les corps sont à leur tour identifiés : criminels lettons d'origine russe, liés à la mafia russe. Un officier de police de Riga est appelé en renfort à Ystad. Le commissaire Wallander se prend d'amitié pour l'étrange major Liepa et commence à entrevoir, à son contact, la complexité du monde où a été commis ce double meurtre.
A peine rentré en Lettonie, le major Liepa est assassiné. A la demande des enquêteurs Wallander part pour Riga. C'est le début d'une aventure insensée où il va se trouver complètement démuni, privé de tout repère. Seule certitude : le major a été éliminé pour des raisons politiques. Quant à Wallander, il est manipulé. Par qui ? Par la veuve du major, la belle Baiba Liepa ? Par l'un ou l'autre des deux officiers de police chargés de l'enquête ?
A déguster de toute urgence !
10 juillet 2008
JE HAIS FRED VARGAS
Bon, je suis un peu provocatrice là, surtout que je ne connais pas cette femme. J'ai uniquement lu tous ses livres que j'ai appréciés, mais là, je sature.
4ème couverture :
" - Bien, dit Clyde-Fox en se rechaussant. Sale histoire. Faites votre job, Radstock, allez voir ça. C'est un tas de vieilles chaussures posées sur le trottoir. Préparez votre âme. Il y en a une vingtaine peut-être, vous ne pouvez pas les manquer.
- Ce n'est pas mon job, Clyde-Fox.
Bien sûr que si. Elles sont alignées avec soin, les pointes dirigées vers le cimetière. Je vous parle évidemment de la vieille grille principale.
- Le vieux cimetière est surveillé la nuit. Fermé pour les hommes et pour les chaussures des hommes.
- Eh bien elles veulent entrer tout de même, et toute leur attitude est très déplaisante. Allez les regarder, faites votre job.
- Clyde-Fox, je me fous que vos vieilles chaussures veuillent entrer là-dedans.
- Vous avez tort, Radstock. Parce qu'il y a les pieds dedans.
Il y eut un silence, une onde de choc désagréable. Une petite plainte sortit de la gorge d'Estalère, Danglard serra les bras. Adamsberg arrêta sa marche et leva la tête. "
Comme un animal attend l'arrivée du printemps, j'ai attendu le dernier né de l'été "un lieu incertain", j'ai espéré, j'ai cherché et j'ai jeté le livre (avant la happy end) qui semble pourtant salué par la critique littéraire.
Je ne suis pas une professionnelle de la critique mais en tant que simple lectrice, le commissaire Adamsberg ne me fait plus rêver. L'intrigue me semble insipide et j'ai une impression de déjà lu.
Envoûtée par la découverte des écrits de Jean-Paul Kaufmann et impressionnée par mes lectures de Charles Juliet, les aventures de notre Colombo national me semblent bien fades. Et sans même vouloir se prendre la tête, cette simple lecture de divertissement m'a ennuyée.
Plus généralement, je me demande toujours si nous pouvons avoir un sentiment objectif sur un livre tellement les conditions d'appréciation d'un livre sont multiples. J'y reviendrais très certainement, car j'ai envie de partager avec vous certaines réflexions sur la lecture en général. (pas avant la rentrée cependant).
20 juin 2008
DONNA LEON
"Que va piano va sano".
Quand vous saurez que les romans policiers de Donna Leon (une américaine) se déroule à Venise, vous comprendrez que tout le plaisir, est :
- Un, de prendre son temps, du bon temps (on est à Venise)
- Deux, de découvrir Venise, certains affirment que ses romans sont mieux qu’un guide touristique.
- Trois, pour la découverte de la cuisine italienne. Tout comme dans les romans de Camilleri, 3 à 4 recettes à chaque livre. Ca doit être la marque de fabrique du polar à l’italienne !!!
- Quatre, pour cette humanité qui se dégage dans l’écriture des romans de Donna Leon, qui font penser aux romans de Michael Connelly ou de Henning Mankell dont nous parlerons une autre fois.
Le commissaire Guido (nom prédestiné) s’interroge autant sur sa vie que sur celle de ses suspects. Souvent « border line» ; tiraillé entre le sentiment de justice, le respect de la loi mais avant tout des personnes.
Comme souvent dans les bons policiers, plus que l’intrigue, l’intérêt réside aussi dans le regard d’une société italienne qui nous est proposé par une américaine qui y enseigne et y vit depuis une vingtaine d’années.
Un dernier mot ; on dit souvent que la fonction fait l’homme et si à Venise il y a peu de « délits » c’est aussi parce qu’il est difficile pour ces auteurs de s’échapper. C’est aussi la raison pour laquelle les norvégiens entretiennent particulièrement leur maison, ils n’ont aussi pas le choix sinon vu le climat elles s’ « écroulent »
25 avril 2008
ANDREA CAMILLERI
"Al dente" comme on le dit des pâtes en Italie, car comme un bon plat, un roman policier d'Andrea Camilleri se déguste.

Pourquoi lire un Camilleri ?
Pour le commissaire Montabalno pour qui le plaisir de la table est au moins égal à son acharnement à trouver le coupable.
A chaque roman attendez-vous à découvrir au moins 3 ou 4 recettes qui vous font voir une cuisine italienne qui donne une furieuse envie de se précipiter dans le 1er resto italien venu (non, pas le premier, prenez le temps) pour se mettre à table.
A Paris L’ostéria 10 rue de Sévigné 14ème (commentaire Michelin « Ni enseigne ni menu sur la façade de cette trattoria appréciée par une clientèle fidèle et quelques vedettes (autographes et dessins aux murs). Goûteuse cuisine italienne de saison »)
Pour la truculence des mots, de la langue sicilienne (oui oui en français ça le fait aussi), Camilleri a su mettre en valeur (ce que les ch’tis ne font que confirmer), que l’intérêt dans toute chose ou toute personne réside avant tout dans la différence.
Pour l’entourage de Montalbano : les personnages secondaires, Livia sa fiancée qui aime tellement son Montalbano qu’elle lui parle autant qu’elle l’engueule (et oui elle arrive même, à faire les 2), Mimi Augello son adjoint sauteur invétéré et Ingrid la bonne copine suèdoise, taille mannequin et pilote hors pair, tout un programme. Tous ces personnages ont leur importance et font tout le charme de cette « comédia à l’Italienne ».
Liste des livres lus (format poche) :
La forme de l'eau
Chien de faïence
Le voleur de goûter
La voix du violon
La démission de Montalbano
L'excursion à Tindari
Le tour de la bouée
La première enquête de Montalbano
25 mars 2008
MARININA
Alexandra Marinina est née en Ukraine en 1957, a fait des études de droit, s'intéresse particulièrement à la personnalité des criminels violents et à la prévention de la récidive, puis entre comme criminologue au Ministère de l'intérieur. Elle arrêtera son activité en 1998 pour se lancer dans l'écriture.
Ce livre "l'illusion du péché" est le son huitième roman traduit en français sur la trentaine qu'elle a écrit.
L'héroïne, Anastassia Kamenskaïa ou Nastia, personnage central de tous les romans de Marinina est inspectrice à la Pétrovska. C'est une femme intègre, dotée d'un jugement sûr ; Férue d'informatique et de mathématiques, elle analyse son énigme comme le ferait un scientifique.
De quoi parle "l'illusion du péché" ?
Katia femme riche et secrète est retrouvée assassinée. En voulait-on à son argent ? Qui et pourquoi recevait-elle discrètement chez elle ? Quel est le lien entre elle et une pauvre femme devenue à moitié folle qui a balancé ses enfants par la fenêtre ?
Je n'en dis pas plus.
Et oui, ce roman raconte l'élucidation d'un meurtre ! quoi de plus banal pour un polar me direz-vous à juste titre. Et bien ce livre et tous ceux de Marinina possèdent deux particularités qui en font, à mes yeux, des petits trésors de lecture.
La première est que Marinina nous plonge avec réalisme dans le quotidien de la vie moscovite. Elle fait état, à travers ses personnages, des dures réalités des conditions de vie des moscovites en décrivant leur appartement, leur façon de se nourrir, de se déplacer et de travailler. Ce qui est intéressant aussi, c'est que le traducteur appose quelques petites notes qui nous permettent de comprendre les us et coutumes russes, à nous européens de l'ouest.
Elle aborde aussi sans ambages, les aspects dérangeants de la société russe y compris ceux de la police, de la mafia et de la corruption.
La seconde particularité qui me fait aimer les romans de Marinina, c'est sa façon de traiter l'énigme. J'ai horreur des polars où l'hémoglobine flirte avec le nombre de cadavres. L'essentiel de ses romans repose sur l'analyse des personnages et des situations. Elle essaye constamment de raisonner pour tirer le bon fil qui va faire se dérouler son écheveau d'intrigues. Elle est souvent dans l'impasse car ce n'est pas le bon fil saisi mais grâce à son entêtement, au sens du détail et à la rigueur de son analyse elle y parvient.
Le sérieux du développement est entrecoupé de faits plus légers relatif à la vie sentimentale de son héroïne ou de ses collègues de travail, ce qui en font des romans qui se lisent facilement.
Personnellement je ne saurais en conseiller un, plus que l'autre. Ce dernier roman est peut-être celui qui parle le moins de la réalité russe, mais je les ai tous appréciés.
Autres romans traduits en français :










