22 octobre 2009
PAUSE JURASSIENNE
Il est temps de faire une pause. Depuis février, mes dernières vacances, je suis un peu fatiguée. Je pars une semaine dans le Jura loin de tout sans ordi. Au menu : respirer, nager (piscine chauffée), jouer avec les enfants et lire.
Avant de partir, j'irai juste faire un tour aux écrans de l'aventure, rendez-vous incontournable du mois d'octobre.Programme 2009 réjouissant. J'en profiterai samedi car impossible de me libérer jeudi et vendredi. Vous vous souvenez, trois jours de bonheur, trois jours consacrés aux films d'aventure. Ca recommence ! Si vous passez par Dijon...
Puis nous fêterons les douze ans de valerianjunior (et d'Astérix !)
A très bientôt et portez-vous bien !
19 octobre 2009
"LA MORT LENTE DE LUCIANA B." de G MARTINEZ
Présentation de l'éditeur
Dix ans ont passé depuis qu'il a vu Luciana B. pour la dernière fois. A l'époque, il était tombé amoureux d'elle. Bien qu'elle fût la secrétaire personnelle du célèbre auteur de romans policiers Kloster, il l'avait engagée pour taper en cachette les pages de son propre livre. Aujourd'hui, il ne reste plus rien de la jeune fille gaie et séduisante qu'il a connue. Que s'est-il passé? Luciana se raconte : elle a vu, tour à tour, mourir la plupart de ses proches dans des circonstances qui semblent forcer le hasard. Survenue avec une régularité méthodique, cette série d'accidents serait l'oeuvre de Kloster. Sa grand-mère, sa petite soeur, ou bien elle-même pourraient être les prochaines sur la liste. Au bord du désespoir, elle s'adresse au seul homme susceptible de la croire. Qui sait, en tant qu'écrivain, peut-être sera-t-il à même de percer à jour les ténèbres de Kloster? Les Carnets d'Henry James et un volume de la Bible seront ses clés pour un voyage sans retour dans les plus obscures régions du cerveau humain... Après Mathématique du crime, Guillermo Martinez nous entraîne dans un envoûtant thriller littéraire.
Biographie de l'auteur
Né en 1962, Guillermo Martinez est devenu l'un des écrivains argentins les plus importants de sa génération. Amoureux des lettres, grand lecteur de Borges - auquel il a consacré un essai -, il parvient à réconcilier le genre policier avec la grande littérature. Il est l'auteur de plusieurs romans dont Mathématique du crime (NiL, 2004, coll. " Pavillons poche ", 2008), récompensé par le prix Planeta et adapté au cinéma en 2008 par Alex de la Iglesia sous le titre de Crimes à Oxford. La Mort lente de Luciana B. est son quatrième roman.
Editeur : Editions NIL(Robert Laffont)
Tout d'abord un grand merci à la BOB Team et à l'éditeur pour ce livre. Le type même du livre que l'on a du mal à abandonner pour prendre du repos ou aller travailler.(Finalement les déboires avec le Nabokov ont du bon !)
Il se lit donc rapidement et dès le départ, on est saisi. A peine croit-on avoir saisi où l'auteur veut nous emmener que l'on doute. Tous ces crimes sont-ils le fruit du hasard, d'une réaction en chaîne contrôlée, de rêves prémonitoires qui se concrétisent ? Deux écrivains cherchent à écrire leur roman ; l'un qui a les pieds sur terre semblent assez normal dans ses réactions et cette fameuse Luciana compte bien sur lui pour la tirer de ce mauvais destin. L"autre connu et reconnu raconte sa vision de l'histoire très réaliste. Qui dit vrai ? En tant que lecteur on se doute un peu de la fin mais néanmoins, j'ai apprécié être ballottée d'incertitudes en lois statistiques. C'est un polar pas classique où les chiffres et les lettres les paroles s'affrontent, où l'imagination d'un écrivain est sans limite. Je ne peux vous en dire plus sinon...que pas un seul moment je ne me suis ennuyée.
Je vais lire "mathématique du crime" du même auteur pour voir si le plaisir est intact.
18 octobre 2009
COUP DE GUEULE...MORT ANNONCEE DES PETITS EDITEURS
Je relaie l'info lue sur le Blog-O-Book : Les organisateurs du salon du livre de Paris veulent augmenter de 115% la mise à disposition d'un stand pour les petits éditeurs. Rappelons que c'est essentiellement pendant ce genre d'événements qu'ils peuvent se faire connaître.
Je me joins donc à BOB, blog sur lequel vous pouvez lire la lettre adressée au président du Syndicat National de l'Edition et au Ministre de la Culture, pour dénoncer ce genre de pratique qui pénalise les petits éditeurs et par là même souvent les petits auteurs.
Je ne suis pas vraiment concernée puisque je n'habite pas la capitale, que la seule fois où je suis allée au salon du livre de Paris j'ai trouvé que cela faisait hall de gare (néanmoins je pensais y aller l'année prochaine un aller-retour vite fait dans la journée) et puis je ne sais pas vraiment ce qui se passe dans les autres salons du livre...Ma démarche est uniquement dans le but de protéger les jeunes auteurs qui passent souvent par ses petites maisons pour faire connaître leurs romans.
Véro, Aifelle ont déjà réagi ! (quelle flèche celles-là ! :) )
17 octobre 2009
C'EST BIEN ? C'EST "FACEBOUQUINS"
Je pompe toute la prose de mon pote virtuel et vrai auteur Eric Van Hamme pour vous annoncez ceci :
"Rendez-vous ce samedi 17 et dimanche 18 au
resto-bar "Le mélange des genres" (44 boulevard Voltaire, 75011 Paris) pour rencontrer les auteurs "Facebouquins".
Au programme : des échanges avec les auteurs dans un cadre original, autour d'un verre,
une tombola (des livres dédicacés à gagner) et plein de surprises.
Venez nombreux et faîtes-le savoir"
BSC NEWS en parle
Certaines télé aussi
Un peu loin pour rencontrer tout ce petit monde et biser Eric mais je leur souhaite un bon week end
14 octobre 2009
"LES PINTADES A TEHERAN" DE D. MINOUI
Non, à Téhéran les femmes ne sont pas toutes voilées de noir de la tête aux pieds. Oui, elles ont le droit de vote et peuvent même être élues. Non, elles ne sont pas cloîtrées à la maison, et 60 % des étudiants sont des étudiantes. C'est sûr, la vie des pintades téhéranaises est pleine de contraintes et d'interdits. Au regard de la loi, elles ne valent que la moitié d'un homme. Leur quotidien est un pied de nez permanent à la censure, une lutte de tous les instants contre une république islamique qui ne leur fait pas de cadeaux. Découvrez une basse-cour voilée, mais pas prude ! Plongez sous les voiles et derrière les portes, dans l'intimité de femmes ultra féminines, bourrées de contradictions, et pénétrez dans leur univers, à travers des chroniques, des anecdotes, leurs bons plans et leurs meilleures adresses remises à jour
Un grand merci Keisha pour ce livre très instructif. Oui, il y a des adresses et des bons plans pour celles ,comme Keisha, qui vont visiter ce pays mais c'est avant tout un excellent documentaire sur la façon de vivre des Iraniens ou plutôt des Téhéranaises et sans doute une certaine frange de la population.
L'Iran qui est présenté en Occident comme un pays de barbus rigoristes et sous-développé est présenté d'une autre façon. Ces fameuses "pintades" sont des femmes de la génération K (nées sous Khomeini, éduquées sous Khameni.) qui se battent contre le régime des mollahs avec leurs armes : le rouge à lèvres, un stylo et des SMS.
En premier, elles veulent se sentir femme ; Ainsi le "tchador noir cache de la dentelle rouge" ; chaque femme est soucieuse de sa beauté, épilation souvent intégrale obligatoire, mèches toujours très travaillée qui dépassent du foulard, maquillage parfait.
Elles entretiennent leur corps en faisant du sport et la chirurgie esthétique du nez est assez fréquente.
"Elles rêvent de réussite dans leur études, d'amour, de prospérité et de chasse au kilos superflus"
Ainsi outre la beauté elles veulent étudier ; d'ailleurs 60% des étudiants sont des étudiantes. Et il n'est pas rare qu'elles prennent la tête de ministères, des banques, qu'elles soient sur des chantiers ou au volant des taxis même si un député a proposé de créer un doctorat "femme au foyer" !
Pour exister, tout une activité souterraine s'organise, que ce soit pour réceptionner de la marchandise interdite (film, livres,... du Grand Satan), pour s'amuser, danser, chanter, draguer au nez et à la barbe des barbus qui préfèrent cela plutôt que trouver cette jeunesse dans la rue.
Bref, ce livre est une mine d'informations, même si on a aucune intention de se rendre en Iran, pour comprendre ce qui se vit là-bas et pour comprendre en partie ce qu'est la communauté islamique. Ces "pintades" sont tiraillées, elles s'arrangent avec la loi et on sent poindre la révolution des rouges à lèvres.
Certaines personnalités se battent à visage découvert ; c'est le cas du prix Nobel de la Paix 2003 Chirine Ebadi qui ne cesse de lutter en tant qu'avocate pour le droit des femmes notamment pour que l'âge légal du mariage passe de 9 à 13 ans !
C'est un livre intéressant et toujours agréable à lire, l'humour est bien présent et toutes ces "pintades" sont tout simplement attachantes.
Merci Keisha pour cette découverte ! Le livre continue son voyage. Il vient de chez Tiphanya (que je ne connais pas) et va chez Jelydfragon (que je ne connais pas) Salut les filles !
11 octobre 2009
SALUT JACQUES LE "DESENCOMBRE"
Il est parti vendredi soir emporté par une crise cardiaque. Jacques Chessex, le Suisse, prix Goncourt 1973 pour "l'ogre". Je venais juste de faire connaissance avec lui, avec "les confessions du pasteur Burg". Il disait "je ne peux pas ne pas voir la verticalité du monde". Un fasciné de la transcendance !
Lire "le Temps" et le JDD (quelques lignes version en ligne, tout un article version papier)
Ciao le Jacques, je ferai volontiers plus ample connaissance avec toi. Maintenant que tu n'es plus, ma bibliothèque locale va sans doute regarnir ses rayons avec ta prose. Et merci pour ses "Confessions du Pasteur Burg", un des derniers livres lus qui m'ait fait vibrer.
07 octobre 2009
"JANE AUSTEN A SCRAGRAVE MANOR" DE S. BARRON
Ce blog a décidé de s'associer à un projet ambitieux : chroniquer l'ensemble des sites de la rentrée littéraire ! Vous retrouverez donc aussi cette chronique sur le site Chroniques de la rentrée littéraire qui regroupe l'ensemble des chroniques réalisées dans le cadre de l'opération.
Résumé
Isobel Payne, comme beaucoup de jeunes filles désargentées de son époque, a fait un mariage de raison avec le vieux lord Scargrave. En un jour elle voit disparaître ses ennuis financiers mais aussi ses rêves d’amour romantique. Jusqu’à ce qu’elle fasse la connaissance du charrmant neveu de son mari. Mais voilà que lord Scargrave meurt brutalement, laissant la jeune femme dans une situation délicate. Avec une si jeune et jolie veuve, les méchantes langues ont vite fait de se déchaîner. Jane Austen viendra au secours de son amie Isobel mais aura fort à faire pour éviter le scandale et la protéger des médisants qui jugent la mort du lord un peu trop opportune…
Editions du masque :collection Labyrinthes
Quelle honte ! je n'ai jamais lu de livre de Jane Austen mais je me suis régalée avec ce livre de Stéphanie Barron qui met en scène Jane Austen, l'héroïne, dans le rôle d'une détective. Certains comme Clarabel, disent que Stéphanie Barron connaît très bien Jane Austen car celle-ci est très bien dépeinte dans ce roman policier. Je lui fais confiance. Elle apparaît comme une fille assez discrète, pas très jolie, pas très fortunée mais dont la vivacité d'esprit et son sens de l'observation en fait un fin limier.Toujours est-il que j'ai tout apprécié, l'intrigue, l'analyse des personnages, la langue recherchée enfin surtout dans certains dialogues (à un moment je me suis même dit que j'aurais aimé vivre à cette époque uniquement pour la langue). Jusqu'au bout du roman et du procès final, on doute, on cherche le coupable, bref on se fait balader. Outre l'aspect policier, les personnages sont attachants, chacun à leur manière : La douce Isobel qui va être enfermée et qui demande à son amie de fraiche date, Jane, de prouver son innocence. A-t-elle fait un mariage récent d'amour ou de raison avec Lord Scargrave assassiné lors d'un bal en l'honneur de leur mariage ? Dans ce roman, il est question d'empoisonnement, d'amants, de grossesses non désirées, de petits mots doux, bref tout l'arsenal assez classique de polars mais dans l'Angleterre de "raisons et sentiments".
L'environnement de l'époque, enfin d'une certaine classe, est bien dessiné, les coiffures, les tenues, les frivolités de ces dames, les majordomes, les calèches et les prisons...Bref, j'en redemande et je remercie vivement ULIKE pour cet envoi.
"découvrez la vérité ma chère Jane, m'a-t-elle demandé d'une voix suppliante, en s'apprêtant à retourner s'enfermer dans ses appartements...Je ne suis pas en mesure de le faire moi-même. Dieu m'est témoin que je suis innocente et que je n'aitpoint tué mon époux...aussi votre sagacité et votre intelligence reste mon seul espoir."
Je leur souhaite aussi un bon anniversaire.
Et si cela intéresse quelqu'un l'équipe veut se renforcer. Plus de précisions ICI !






