lespintadesateheran
Présentation de l'éditeur

Non, à Téhéran les femmes ne sont pas toutes voilées de noir de la tête aux pieds. Oui, elles ont le droit de vote et peuvent même être élues. Non, elles ne sont pas cloîtrées à la maison, et 60 % des étudiants sont des étudiantes. C'est sûr, la vie des pintades téhéranaises est pleine de contraintes et d'interdits. Au regard de la loi, elles ne valent que la moitié d'un homme. Leur quotidien est un pied de nez permanent à la censure, une lutte de tous les instants contre une république islamique qui ne leur fait pas de cadeaux. Découvrez une basse-cour voilée, mais pas prude ! Plongez sous les voiles et derrière les portes, dans l'intimité de femmes ultra féminines, bourrées de contradictions, et pénétrez dans leur univers, à travers des chroniques, des anecdotes, leurs bons plans et leurs meilleures adresses remises à jour


Un grand merci Keisha pour ce livre très instructif. Oui, il y a des adresses et des bons plans pour celles ,comme Keisha, qui vont visiter ce pays mais c'est avant tout un excellent documentaire sur la façon de vivre des Iraniens ou plutôt des Téhéranaises et sans doute une certaine frange de la population.
L'Iran qui est présenté en Occident comme un pays de barbus rigoristes et sous-développé est présenté d'une autre façon. Ces fameuses "pintades" sont des femmes de la génération K (nées sous Khomeini, éduquées sous Khameni.) qui se battent contre le régime des mollahs avec leurs armes : le rouge à lèvres, un stylo et des SMS.
En premier, elles veulent se sentir femme ; Ainsi le "tchador noir cache de la dentelle rouge" ; chaque femme est soucieuse de sa beauté, épilation souvent intégrale obligatoire, mèches toujours très travaillée qui dépassent du foulard, maquillage parfait.
Elles entretiennent leur corps en faisant du sport et la chirurgie esthétique du nez est assez fréquente.

 

"Elles rêvent de réussite dans leur études, d'amour, de prospérité et de chasse au kilos superflus"

 

Ainsi outre la beauté elles veulent étudier ; d'ailleurs 60% des étudiants sont des étudiantes. Et il n'est pas rare qu'elles prennent la tête de ministères, des banques, qu'elles soient sur des chantiers ou au volant des taxis même si un député a proposé de créer un doctorat "femme au foyer" !

 

Pour exister, tout une activité souterraine s'organise, que ce soit pour réceptionner de la marchandise interdite (film, livres,... du Grand Satan), pour s'amuser, danser, chanter, draguer au nez et à la barbe des barbus qui préfèrent cela plutôt que trouver cette jeunesse dans la rue.

Bref, ce livre est une mine d'informations, même si on a aucune intention de se rendre en Iran, pour comprendre ce qui se vit là-bas et pour comprendre en partie ce qu'est la communauté islamique. Ces "pintades" sont tiraillées, elles s'arrangent avec la loi et on sent poindre la révolution des rouges à lèvres.

Certaines personnalités se battent à visage découvert ; c'est le cas du prix Nobel de la Paix 2003 Chirine Ebadi qui ne cesse de lutter en tant qu'avocate pour le droit des femmes  notamment pour que l'âge légal du mariage passe de 9 à 13 ans !

C'est un livre intéressant et toujours agréable à lire, l'humour est bien présent et toutes ces "pintades" sont tout simplement attachantes.

Merci Keisha pour cette découverte ! Le livre continue son voyage. Il vient de chez Tiphanya   (que je ne connais pas) et va chez  Jelydfragon (que je ne connais pas) Salut les filles !