ou "Le tiercé des Mulvaney"

etions_les_mulvaneyPrésentation de l'éditeur :

A Mont-Ephraim, petite ville des Etats-Unis située dans l'Etat de New York, vit une famille pas comme les autres : les Mulvaney. Au milieu des animaux, ils cohabitent dans une ferme respirant le bonheur, où les corvées elles-mêmes sont vécues de manière cocasse, offrant ainsi aux autres l'image d'une famille parfaite, comme chacun rêverait d'en avoir. Jusqu'à cette nuit de 1976 où le rêve vire au cauchemar... Une soirée de Saint-Valentin arrosée. Un cavalier douteux. Des souvenirs flous et contradictoires. Le regard des autres qui change. La honte et le rejet. Un drame personnel qui devient un drame familial. En dressant le portrait de la dissolution d'une famille idéale, Joyce Carol Oates épingle l'hypocrisie d'une société où le paraître règne en maître et érige en roi les princes bien pensants ; où un sourire chaleureux cache souvent un secret malheureux ; où il faut se taire, au risque de briser l'éclat du rêve américain.


Tout d'abord pardon Sylire et Lisa de détourner le titre original de ce livre. Ensuite, je vous dois quelques explications : C'est étonnant plus j'avançais dans ce livre, plus l'idée du tiercé me taraudait. Non non je n'ai pas fumé et mon équilibre psy..machin est stable. Il y a que devant mon enthousiasme modéré à la lecture de ce pavé, j'ai décidé de m'autopsier en tant que lectrice pour découvrir les ressorts de mon bien être pendant et post lecture. Je vais le faire de manière très synthétique rasurez-vous !

Tout d'abord, parlons des Mulvaney, famille heureuse proche de la nature jusqu'à ce qu'un viol vienne perturber l'équilibre familial. L'écriture est agréable, les personnages bien dessinés. Le thème du viol doit être récurrente chez Oates car il démarrait "Zarbie les yeux verts", livre pour adolescent que je voulais offrir à une adolescente. Bien m'en a pris de le lire avant car jamais je n'oserais offrir un tel livre. Je préfère le romantisme même si c'est un peu désuet.

Je distingue deux façons de lire, celle qui est passive (pas forcément négative), puis celle active

  • Lecture passive :

1) quand on se laisse porter par une histoire forte, que l'on ne peut quitter (thriller par ex.). On continue rapidement pour savoir la fin.

2) quand on ne comprend rien, que les personnages sont détestables ou l'écriture imbittable : je stoppe et passe à autre chose.

3) quand on lit sans élan particulier car l'histoire ou les personnages sont fades mais comme un bon petit soldat on termine avec le sentiment du devoir accompli. (enfin, je nuance, si une friandise m'attend je stoppe vite fait)

Avant la phase active, revenons aux Mulvaney : Marianne disparaît et on assiste à l'éclatement de la famille petit à petit. C'est bien rendu mais l'écriture est lente. Chaque membre de la famille est dépecé pour comprendre la logique psychologique de chacun. Le dernier des enfants qui est le spectateur auteur de cette histoire la raconte au passé "Nous étions les Mulvaney"

  • Lecture active : en général c'est toujours du positif et je termine.

4) Je me mets à la place d'un personnage, je ferais ceci ou cela, j'aimerais ceci ou cela.

5) on cherche la faille ou les indices (polar)

6) on a envie d'en savoir plus sur une période ou des faits historiques, une personne (bio), un problème de société (essai)

7) on est submergé par l'émotion, par la richesse d'un personnage parce qu'on lui ressemble, qu'on le comprend si bien ou qu'on aimerait lui ressembler.

Voilà c'est très synthétique et statique. Pour être plus précis il faudrait rajouter les paramètres :

- Moment et temps de lecture : En ce moment je suis prise par ma formation qui est prenante intellectuellement. J'aurais donc plus tendance à privilégier les livres denses (pour m'évader) et courts (pour en profiter jusqu'au bout)

- Lieu de lecture : si je lis sur la plage, à l'extérieur de chez moi ou tout simplement dehors, il me faut des livres faciles à lire et pas trop gros.

En général mon tiercé gagnant est le 7 et le 6 ex aequo puis 5 et 3. Et Vous ?

Livre lu dans le cadre duBlogoclub

"Pour moi "Nous étions les Mulvaney" c'est du "3"

Mais ce n'est pas grave, je me suis largement rattrapée avec "Laver les ombres" de Jeanne Benhameur ainsi qu'avec "No et moi" de Delphine de Vigan