l_homme_du_lac

On se dit qu’à lire un roman policier islandais nous fera découvrir autant de crimes que d’intrigues amoureuses dans un monastère ou de plats cuisinés succulents chez la « perfide Albion » !!!

En effet avec environ 300 000 habitants soit guère plus que Dijon et sa banlieue (240 000) rapporté aux chiffres de la France ça ne ferait pas de plus de 10 « homicides » par an. En France le taux des homicides en de 3,3 pour 100 000 habitants.

Du coup l’auteur a choisi la voie des disparitions, des squelettes qui resurgissent comme autant deprétexte pour nous faire découvrir l’Histoire de son pays à l’instar d’un Déon MEYER (au style plus fluide) dont je profite ici pour dire tout le bien que j’en pense (cf LEMMER l’invisible)

A cela il croise habilement l’histoire d’un commissaire ERLENDUR lui-même en proie avec son passé et ses « démons ». Il a abandonné femme et enfants en bas âge et les « redécouvre » 20 ans après.

Du Alexandre DUMAS dans le texte

Surprenante ISLANDE, pays classés  récemment encore en 2007 par les Nations-unies comme numéro un parmi près de 180 pays en termes d'indicateurs de développement humain (IDH).

Enfin ça c était avant la crise, avant que ce pays frôle la faillite, faillite qui l’aurait mené tout droit dans le mur sans le soutien financier des Russes. Le comique de la situation est que « l’homme du lac » nous rappelle que l’ISLANDE a été un des centre « névralgique de la guerre froide entre russes et américain, américain qui y possédait récemment encore une base militaire.

Comme quoi si on n’est pas toujours rattrapé par son passé on n’échappe pas à son destin !!!

Etonnant non !!! Comme dirait DESPROGES

Valérian

hiverarctique

Présentation de l'éditeur

Le corps d'un petit garçon était couché dans la neige lorsque la voiture d'Erlendur est arrivée au pied de l'immeuble de banlieue, en cette fin d'après-midi glaciale de Reykjavik. II avait douze ans, rêvait de forêts, ses parents avaient divorcé et sa mère venait de Thaïlande, son grand frère avait du mal à accepter un pays aussi froid. Le commissaire Erlendur et son équipe n'ont aucun indice et vont explorer tous les préjugés qu'éveille la présence croissante d'émigrés dans une société fermée. Erlendur est pressé de voir cette enquête aboutir, il néglige ses autres affaires, bouscule cette femme qui pleure au téléphone et manque de philosophie lorsque ses enfants s'obstinent à exiger de lui des explications sur sa vie qu'il n'a aucune envie de donner. La résolution surprenante de ce crime ne sortira pas Erlendur de son pessimisme sur ses contemporains. Dans cet impressionnant dernier roman, Indridason surprend en nous plongeant dans un monde à la Simenon. Il a reçu pour ce livre et pour la troisième fois le prix Clé de Verre du roman noir scandinave.

L'Islande petit pays de 300 000 habitants confronté peut-être à un crime raciste sur un enfant. C'est l'intérêt de ce polar qui se lit rapidement. Une commaunauté d'hommes du soleil levant vivant au pays des glaces face au problème d'intégration à l'école et plus généralement dans la société.

Que dire sinon que l'on ne quitte pas le livre sans l'avoir fini et que l'herbe de nos contrées n'est pas moins verte dans le Grand Nord. Je replongerai sans hésitation dans les bras du sieur Indridason !

Critiques chez Aifelle, Dasola, Fashion, cathulu, cuné, clarabel, Michel

Thaïs