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Présentation de l'éditeur :

"Quand j'ai commencé à écrire, j'étais dans un profond mal-être. Un mal-être fait de confusion, d'angoisse, de haine de soi, et surtout, d'une immense ignorance. Toutefois, un besoin était là qui m'imposait de travailler à me connaître, et aussi à tirer de mon sous-sol celui que j'étais mais qui m'était inconnu. Longtemps j'ai cheminé dans la nuit. Le découragement n'a pas cessé de m'accompagner, tant il semblait que cette aventure ne menait à rien, sinon à la mort. Pourtant, insensiblement, une clarté est apparue et la lumière a fini par chasser les ténèbres. Contre toute attente, une mutation s'est produite, a engendré un être nouveau qui adhérait pleinement à la vie. Je sais gré à Cypris Kophidès de m'avoir invité à parcourir à nouveau ce chemin. A mieux cerner en quoi il consiste. A montrer après bien d'autres que plus éprouvant est le temps du labour, et plus riche
est la moisson". C. J.

D'une rive à l'autre est l'exemple même du livre dont j'hésite à faire un billet de peur de dénaturer la nature et la force des propos de son auteur. Ce livre est une interview de Cypris Kophides, qui nous plonge dans l'univers intérieur de Charles Juliet.

"Dune rive à l'autre" pour signifier la distance entre le Moi et le Soi.

Le Moi de nos prétentions et de notre égocentrisme avec notre manière d'être et de penser.

Quitter le Moi pour permettre au Soi de se révéler dans toute sa dimension et sa cohérence de pensée, d'actes et de ressenti. C'est un cheminement intérieur, nous dit Charles Juliet le non croyant, fait de souffrances. Mais cette descente aux enfers est nécessaire pour s'élever spirituellement. Pour lui cette démarche a pris des années (son journal en fait état) : poser des mots sur son cheminement était vital mais néanmoins source de désespoir. Ecrire l'a fait souffrir c'est ce qui l'appelle "la brûlure du paradoxe"

Son cheminement intérieur est nourri de lectures d'auteurs tels que Krishramurti, Thérèse d'Avila, Jean de la Croix, Plotin, Kazantzaki, Eloi Leclerc mais aussi d'art et d'artistes comme Rembrandt, Cézanne, Descombin, B Van Velde.

Après "Lambeaux", "L'année de l'éveil", "l'inattendu" et "Failles", j'ai encore été séduite par cet auteur. J'ai vraiment envie de découvrir certains de ses inspirateurs. Et j'ai apprécié les délicates questions posées par Cypris Kophidès qui permettaient à l'auteur de se dévoiler pudiquement.