la_solitude_des_nombres

Présentation de l'éditeur
Les nombres premiers ne sont divisibles que par 1 et par eux-mêmes ; soupçonneux et solitaires, certains possèdent cependant un jumeau dont ils ne sont séparés que par un nombre pair. Mattia, jeune surdoué, passionné de mathématiques, en est persuadé : il compte parmi ces nombres, et Alice, dont il fait la connaissance au lycée, ne peut être que sa jumelle. Même passé douloureux, même solitude à la fois voulue et subie, même difficulté à réduire la distance qui les isole des autres. De l'adolescence à l'âge adulte, leurs existences ne cesseront de se croiser, de s'effleurer et de s'éloigner dans l'effort d'effacer les obstacles qui les séparent. Paolo GiordanoGiordano scrute avec une troublante précision les sentiments de ses personnages qui peinent à grandir et à trouver leur place dans la vie. Ces adolescents à la fois violents et fragiles, durs et tendres, brillants et désespérés continueront longtemps à nous habiter.

Biographie de l'auteur
Paolo GiordanoGiordano est né en 1982 à Turin. Il prépare actuellement un doctorat en physique théorique. La solitude des nombres premiers, prix Strega 2008, est son premier roman. Il s'est déjà vendu à plus d'un million d'exemplaires en Italie ; il est traduit dans de nombreux pays
.

En italien : "La solitudine dei numeri primi" j'adore !

L'idée des bras cassés qui se trouvent est bonne. Les nombres premiers pourquoi pas, notre auteur est un scientifique, même si filer une métaphore à la base mathématique avec toute la rigueur que cela suppose ne cadre pas, à mon sens, avec cette rencontre plus qu'incertaine et à des coeur bringueballant. Mais je n'ai pas adhéré à cette histoire même si j'ai terminé le roman sans me forcer. Je ne trouve pas la sincérité. J'y sens plus la construction et moins l'émotion. Et pourtant ! je trouve que l'auteur a bien façonné ses deux personnages Mattia et Alice. On se surprend à les comprendre, on les voit très bien vivre, se recroqueviller, s'ouvrir à nouveau pour se carapater ensuite. On imagine très bien cette amitié forgée dans l'enfance qui ne demande qu'à s'affermir ou à se transformer à l'adolescence puis encore plus à l'âge adulte. On sent les non-dits et la distance incroyable entre ce que les personnages imaginent d'une situation et ce qu'elle sera en réalité.

Ce qui m'a semblé intéressant c'est que ce roman traite de la différence mais de manière inversée  par rapport à celle présentée habituellement. Mattia et Alice sont le centre et ce sont les autres, la société, qui sont différents.

J'ai trouvé le style un peu inégal : du lisse mais aussi quelques jolies tournures de phrase pour décrire la misère sentimentale.

C'est un premier roman moyennement réussi je trouve, même si je le répète je ne me suis pas ennuyée, mais l'auteur très jeune, trouvera certainement à l'avenir les ressorts pour réussir. De plus, il faut vraiment relativiser ma critique puisque le livre s'est vendu à 1 million d'exemplaires en Italie ! et que les critiques sont semble-t-il très favorables.

Eh les filles le mieux c'est la photo de l'auteur ! pas mal le beau ténébreux :)

Extrait :

"Car Mattia et elle étaient unis par un fil élastique et invisible, enseveli sous un fatras insignifiant, un fil qui ne pouvait exister qu'entre deux individus de leur espèce, deux individus qui avaient reconnu leur solitude dans celle de l'autre."

Critiques chez Armande, Sylvie, Fantasio, Aifelle, yueyin, Cuné, et chez Keisha (avec photo du monsieur)

Un grand merci à Suzanne de  chez les filles et aux Editions du Seuil !