Et oui j'ai intégré le blogoclub, histoire de ne pas me laisser surprendre uniquement par mes choix. Le principe, que tout le monde doit connaître, (je dois être la dernière) est de lire un livre imposé ou un livre d'un auteur imposé tous les deux mois. C'est très démocratique : l'ensemble des participants (80 environ) propose et vote. Et tout le monde publie sa critique le même jour.

Blogoclub

Honneur donc au Prix Nobel de littérature 2008, Jean-Marie-Gustave Le Clézio. Nous avions le choix du livre. J'ai choisi complètement au hasard "Onitsha". Je dois dire tout d'abord que j'ai un excellent souvenir de "désert" et l'idée d'en lire un autre me réjouissait au plus haut point.

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4ème de couverture :

Fintan, Maou, Geoffroy : trois rêves, trois révoltes. Et une même soif.
Fintan Allen a douze ans lorsque, le 14 mars 1948, il embarque pour l'Afrique avec sa mère, Maou. Geoffroy Allen, qui avait laissé en France sa femme et son fils, leur a enfin demandé de venir le rejoindre à Onitsha, petit port fluvial où il travaille pour la United Africa. Fintan ne connaît ni son père, ni l'Afrique.
Maou, elle, rêve d'une Afrique idyllique où elle pourra vivre près de l'homme qu'elle aime, à l'abri des préjugés familiaux qui condamnaient en lui le rêveur sans le sou, et anglais de surcroît. C'est une Afrique bien différente qu'elle va découvrir, dévorante, insaisissable. Et un conformisme plus oppressant encore : celui du milieu colonial, fait de haines, de mesquineries, d'échecs inavouables.
« L'Afrique brûle comme un secret, comme une fièvre. Geoffroy Allen ne peut pas détacher son regard, un seul instant, il ne peut pas rêver d'autres rêves. »
Ce livre est pareil à l'Afrique. S'il s'en dégage malgré sa violence un tel sentiment de sérénité, c'est que, chez Le Clézio, même la fièvre, même la révolte, même la défaite sont les couleurs de la paix.

Mais j''ai été très déçue. Il ne se passe pas grand chose. Le résumé pourrait être les illusions perdues d'une femme qui court en Afrique retrouver celui qu'elle aime. Il est vrai que sous la plume de notre prix Nobel, on sent les couleurs, la réalité, la langueur et le fatalisme africain. Néanmoins, même si j'ai fini le livre, je me suis ennuyée. Mauvaise pioche, je pense.

"Tout à coup elle comprenait ce qu'elle avait appris en venant ici, à Onitsha, et qu'elle n'aurait jamais pu apprendre ailleurs. La lenteur c'était cela, un mouvement très long et régulier, pareil à l'eau du fleuve qui coulait vers la mer, pareil aux nuages, à la touffeur des après-midi, quand la lumière remplissait la maison et que les toits de tôle étaient comme la paroi d'un four. La vie s'arrêtait, le temps s'alourdissait."

PS : ceci est un billet programmé.

Critiques chez Martine, Julien, praline, Lapinoursinette, Grominou et chez Sylire et Lisa, les organisatrices du Blogoclub, vous pouvez voir le récapitulatif des livres choisis par les blogoblogueurs et des billets. Merci Sylire et Lisa !

Et "pourquoi faut-il lire Le Clézio" par Julien