voyage_dans_le_pass_Présentation de l'éditeur :

Le voyage dans le passé est l'histoire des retrouvailles au goût amer entre un homme et une femme qui se sont aimés et qui croient s'aimer encore. Louis, jeune homme pauvre mû par une " volonté fanatique " tombe amoureux de la femme de son riche bienfaiteur, mais il est envoyé quelques mois au Mexique pour une mission de confiance. La Grande Guerre éclate. Ils ne se reverront que neuf ans plus tard. L'amour résiste t-il à tout ? A l'usure du temps, à la trahison, à une tragédie ? Dans ce texte bouleversant, jamais traduit en français jusqu'à ce jour, on retrouve le savoir-faire unique de Zweig, son génie de la psychologie, son art de suggérer par un geste, un regard, les tourments intérieurs, les arrières-pensées. les abîmes de l'inconscient.

Ce roman est plutôt une longue nouvelle publiée dans les années 1920 mais jamais traduite en français. Que dire de ce livre inédit sinon que je ne suis pas déçue de Zweig !

Louis, jeune homme pauvre, talentueux et ambitieux est remarqué par un industriel qui va s'occuper de sa carrière et même l'héberger chez lui.
Un homme Louis, une femme, celle de l'industriel, se désirent ardemment sans concrétiser puis sont séparés .
Ils se retrouvent après 9 ans mais qu'est devenu leur amour ?
Le genre de Zweig consiste à nous conter cette banale histoire avec le talent d'un peintre. Il décrit l'état des lieux des sentiments comme on décrirait un tableau, simplement mais avec justesse. A travers la description des gestes et des postures, on sent le tableau naître sous sa plume. On suit le héros dans les méandres de sa passion et on imagine la femme aimante, généreuse, en attente. Quel sera le tableau final ? L'amour idéal résiste-t-il au temps, aux promesses et à la guerre ?

J'aime énormément cet auteur et en fermant le livre j'avais envie de tout relire de lui !Les amoureuses(reux) de Zweig sont heureux en fermant le livre.

Extrait :

"Dès leur première rencontre, il l'avait aimée, mais ce sentiment qui le submergeait jusque dans ses rêves, avait beau être une passion absolue, il lui manquait néanmoins l'événement décisif qui viendrait l'ébranler, c'est à dire la claire prise de conscience que ce qu'il recouvrait, se dupant lui-même, du nom d'admiration, de respect et d'attachement, était déjà pleinement de l'amour, un amour fanatique, une passion effrénée, absolue."

Je n'ai lu que des bonnes critiques dans la presse.   Critiques chez Sybilline, Dasola ,  Stéphanie, Emeraude