30 novembre 2008
NOEL POUR LES ENFANTS
Une visite sur ce site, mon beau sapin et c'est de l'argent donné à la Croix Rouge via Orange, pour acheter des cadeaux à des enfants pour Noël. Ce site est un blog de bandes dessinées humoristiques . Un clic chaque jour pour lire une petite BD et la Croix Rouge offrira plein de cadeaux aux enfants.
Victime de son succès, le blog continue d'une autre façon et les amateurs de BD peuvent y puiser le sel de leurs larmes de rire.
Je sais, je relaie l'info tardivement mais je remercie Julien pour l'info.
28 novembre 2008
"JE TE POSTE CETTE CARTE DE MARSEILLE" DE M. REDERON
"Luc Cheller, riche héritier d’une chaîne de supermarchés, n’a pas
conscience, en se rendant ce dimanche-là à la brocante, que son intérêt pour les cartes postales va lui réserver une étonnante surprise. L’écriture, découverte par hasard au dos d’une vue représentant
Notre-Dame de la Garde, le trouble profondément et le pousse à se lancer dans une longue traque pour reconstituer, carte après carte, une histoire qui va bouleverser sa vie.
Qui a écrit ces mystérieuses cartes postales qui, de découvertes en découvertes, dévoilent l’histoire cachée d’une famille ? Mais pourquoi Luc a-t-il des troubles du comportement ? Pourquoi est-il incapable de reprendre la direction de l’entreprise familiale ?
Autant de questions auxquelles Luc devra répondre s’il veut retrouver son équilibre, pérenniser l’entreprise familiale menacée par un groupe concurrent et vivre enfin un grand amour."
Le blog de l'auteur
Les Editions de l'Armançon
La quatrième de couverture résume bien l'histoire qui se déroule en Bourgogne, à Dijon et ses alentours. Je me suis laissée emporter dans le tourbillon de ce roman. Tout me plaît : le lieu, les personnages bien esquissés, le monde de l'entreprise avec un directoire que l'on imagine très bien.Tout cela semble très vrai !
Seul petit bémol : la récupération des cartes postales qui semble trop facile. Mais là n'est pas le plus important !
L'histoire est une illustration parfaite de la "théorie du fantôme", ce secret non révélé qui se transmet de l'inconscient d'un parent à un enfant.
J'ai vraiment passé un bon moment de lecture !
Extrait :
"Luc, depuis bien longtemps, avait compris qu'il avait un problème de comportement face aux autres et aux difficultés de la vie. Il l'avait admis, comme on admet les imperfections de son corps, sans que jamais cette faiblesse ne lui inspirât un sentiment de révolte. Mais ce jour là, pour la première fois, il s'en indigna. Pourquoi n'était-il pas capable d'affronter le monde ?..."
Biographie de l'auteur bourguignon (expatrié dans le sud de la France) :
Romans : (aux Editions de L'Armançon)
- Les enfants de l'Empire
- Nous regarderons passer les éléphants
- Le cèdre sous l'orage (le petit dernier né fin août 2008 !)
Nouvelles :
- Leçon de campagne (Editions de l'Armançon)
- D'eau, de sable et de vent (Editions de l'Armançon)
- Quatre à quatre (Editions Nykta)
Michel Rederon sera au salon du livre de Dijon du 28 au 30 novembre 2008 (Palais des états)
25 novembre 2008
"ET LA SOURCE EST TARIE..."DE M.T.MUTIN
"Et la source est tarie où buvaient les troupeaux" De M.T. Mutin
Après le sexe, je parle un peu politique, ça change !
Coïncidence ? En faisant le plein à la bibliothèque ce week-end, au rayon "nouveautés" je fus attirée par un livre des "éditions de l'Armançon" avec la 4ème de couverture que voici :
Présentation de l'éditeur
Anne a tout pour être heureuse :
un cercle d'amis fidèles, des enfants brillants, un mari qu'elle aime,
devenu député après des années de combats politiques à ses côtés.
Aussi, tout s'effondre le jour où Pierre lui annonce qu'il la quitte.
Commence alors pour Anne une véritable remise en questions. N'a-t-elle
pas été trop intransigeante ? A quoi bon ces combats d'idées, cette
fidélité à une ligne politique ferme, si tout autour d'elle n'est que
compromissions ? Si dans sa lutte, elle perd ses illusions, elle y
gagnera le respect d'elle-même et l'assurance de reprendre à " l'autre
" celui qu'elle aime.
Biographie de l'auteur
Marie-Thérèse Mutin
a été tour à tour institutrice, maire de Cessey-sur-Tille, conseillère
régionale et députée européenne. Elle se consacre maintenant à
l'écriture et à sa propre maison d'édition, où elle publie des textes
qui lui ressemblent : anticonformistes et engagés.
Plus sur l'auteur ICI
La tentation du terroir (L'Armançon est une rivière de Bourgogne) et de la femme trompée (banal mais mon empathie n'a pas de limite :-) ) a provoqué en moi un geste compulsif, j'ai pris ce livre que j'ai lu ce week-end.
Je précise qu'il s'agit d'un roman, paru en mars 2008 et que toute ressemblance avec des personnages ou des situations existantes n'a presque pas lieu d'être...
Effectivement, la 4eme de couverture énonce la trame de ce livre, n'y revenons pas. Le personnage, Anne est un personnage attachant, droit et sincère dans sa démarche. L'auteur dévoile le personnage dans toute sa dimension, sa force mais aussi sa fragilité. Et à ce titre c'est émouvant. Mais ce dont parle surtout ce livre c'est de la vie au parti socialiste à la fédération de Côte d'Or du temps de Messieurs Jospin, Poperen, Rocard, Bérégovoy.
Je précise d'une part, que je n'y connais pas grand chose en politique, (enfin je lis un peu la presse et certains blogs politiques de temps en temps) et que je n'ai pas d'opinion clairement affichée. Je n'ai pas l'âme d'une militante, je me sens observatrice indépendante. D'autre part, j'ai trop de respect pour les personnes qui ont un engagement personnel quel qu'il soit (enfin du moment que celui-ci est licite) pour dénigrer cette démarche.
Ce qui m'a interpellée dans ce livre, ce sont les "vérités" égrenées tout au long de ce roman, qui ont une résonance particulière en ce moment.
Jugez plutôt :
Petit dialogue entre la mère et la fille pendant le congrès de Rennes en 1990
"- Et alors s'il n'y a pas synthèse c'est la fin du monde ?
- Non, il y aura une majorité qui dirigera et une minorité qui jouera les trublions.
- Et c'est grave ?
- Le parti a fonctionné comme cela depuis 20 ans.
- Alors pourquoi tant d'angoisse et de tensions ?...
- Personne ne discute sur le texte qui effectivement ne pose pas de gros problème. La bataille c'est au niveau du décompte du vote des militants...c'est une bagarre de chiffonniers..."
Je constate donc que l'histoire se répète depuis 40 ans, les mêmes mots de la part des dirigeants et maux du parti :
- Guerre des personnes, de clans et non plus d'idées
- les chefs clament leurs états d'âme partout dans les médias et "l'effet de salle" existe.
- les militants de base qui voulaient "changer la vie" se sentent perdus.
- Le modernisme (décliné en "refondation", "changement", "rupture" etc.) contre l'archaïsme
- Une loyauté envers les idées ou les personnes mise à mal dès que les intérêts autres, notamment pécuniers ou d'ambitions personnelles surgissent.
- Le microcosme du Palais Bourbon avec ses petits complots de couloir. Ou comment avoir un poste dans un gouvernement...en délaissant sa circonscription.
J'arrête là...rien de très nouveau je crois finalement dans ce roman, sauf que c'est dit. Et que le roman rajoute aussi la dimension personnelle quand, je résume, l'héroïne, Anne dit que les députés ont une femme en province et une maîtresse au Palais et tout ce que cela suppose de détresse, de rancoeur et de trahison.
Petites réflexions personnelles suite à la lecture :
- A l'heure de l'informatique, si des hommes et des femmes en sont à se chamailler sur un décompte, c'est qu'effectivement le parti, les hommes et la structure, est complètement dépassé. Le boulier au XXI ème siècle !!!!
- Même mots, même maux... si les Hommes d'un parti ne sont plus capables de s'unir lors d'une grave crise (financière et économique) quand est-ce qui le seront ? en cas de guerre ? de catastrophes naturelles ? Vu de ma petite lorgnette j'ai le sentiment qu'ils ne sont pas en opposition contre (quelqu'un ou quelques idées) mais en apposition à se regarder le nombril.
- Il me semble qu'il y a un décalage flagrant entre la base (les militants) qui agit pour améliorer la vie à court terme et les "responsables" politiques qui ne font que de se projeter dans l'avenir de leurs élections et de leurs ambitions.
- Un des mots/maux employé le plus souvent c'est revenons au débat d'idées plus que de personnes. Pourquoi dans ce cas ne pas favoriser d'abord le projet et s'inquiéter de la structure après. Quand les entreprises se sont mises à réfléchir en mode projet, c'était pour mettre en avant le projet, le définir clairement et seulement après organiser les moyens (moyens divers quant aux compétences requises, aux personnes impliquées, et à la structure la plus adéquat). C'est un peu ce qu'a fait Martin Hirsch avec la lutte contre la pauvreté.(récupéré à bon escient après, par l'actuelle majorité).
Je sais cela va à l'encontre des structures de partis, d'élus et puis... les sous.
J'arrête là, ce que j'ai dit sur le PS suite à ma lecture, pourrait être décliné pour d'autres partis, autrement sans doute.
J'ai finalement apprécié ce roman pour le personnage central pour lequel on ne peut avoir que du respect et pour l'histoire du parti qui est raconté à travers l'engagement d'une personne sincère. C'est donc un roman d'amour et d'engagement . Je ne vous dirais pas si Monsieur réintègre ses pénates quand même !
Et je laisse, à d'autres journalistes ou blogueurs, le soin de vous éclairer sur l'anarchie les subtilités d'appréciation des uns et des autres au PS. Pour ma part, je zappe, les subtilités du monde économique m'échappent encore et je souhaiterais mieux les appréhender.
Pour le prochain billet, c'est promis, fini le feuilleton dramatique, je reviens vous conter une superbe chasse au trésor en Bourgogne à travers un livre sympa !
23 novembre 2008
"LE PIEGE DE DANTE" D'A. DELALANDE PAR DAVID-YOUK
Mes lecteurs sont merveilleux ! Figurez-vous que j'ai un lecteur qui anticipe sur les devoirs de vacances de l'été 2009. Et ce lecteur, c'est David (ex-Youk) de Netbourgogne, un vrai bourguignon lui, qui vous présente le livre d'Arnaud Delalande "Le piège de Dante" . Merci David !
Thaïs
1756. La Venise des Lumières. Un meurtre atroce - une crucifixion - se produit en plein cœur d'un théâtre de la Sérénissime. Pour mener l'enquête parmi les ennemis de la République, le Doge fait libérer Pietro Viravolta, aventurier et séducteur, qui croupit dans les geôles de Venise aux côtés de Casanova... Ses investigations le mènent tour à tour chez Luciana, la maîtresse d'un sénateur vénitien de renom ; Spadetti, le maître verrier de Murano ; ou encore Caffelli, prêtre tourmenté de San Giorgio Maggiore... Lorsque ce dernier est assassiné à son tour, Pietro découvre l'existence d'une secte qui menace la lagune. En se plongeant dans la Divine Comédie de Dante, il met au jour le principe organisateur de ces mises à mort : elles reproduisent les châtiments des Neuf Cercles de l'Inferno... qui doivent se solder par l'apparition de Lucifer en personne ! Truffé de références mystiques et de rebondissements qui culminent au plus fort du Carnaval, Le Piège de Dante mêle le suspense du thriller à la jubilation du roman d'aventures.
Prix des lecteurs 2008 "Le livre de poche", catégorie Polar
Pourquoi je conseille ce livre :
1) Le livre est chapitré suivant les neuf cercles de l'enfer définis
dans "La Divine Comédie" de Dante. Incontestablement, la structure de
l'oeuvre donne envie de [re]lire ce pavé datant de 1321. D'ailleurs,
elle est particulièrement riche en références littéraires, culturelles
et historiques et donne également envie de [re]visiter la Cité des
Doges, de parcourir les 177 canaux, de flâner sur les 400 ponts ou
encore de bayer aux pigeons (et non aux corneilles) devant le lion ailé
de Saint Marc, trônant sur l'une des deux colonnes de la Piazetta...
2)
L'intrigue, sans toutefois lancer de pavé dans la mare littéraire,
reste assez agréable à suivre, rappelant à notre bon souvenir diverses
oeuvres récentes ou non, telles que le "Da Vinci Code" de Dan Brown ou
encore "Dix Petits Nègres" d'Agatha Christie.
3) Les personnages sont
plaisants, de nature simple. Viravolta oscille tendrement entre Zorro
et Cyrano, en passant par Tintin, version "Les cigares du Pharaon"
(comprendront ceux qui liront...).
Pourquoi je ne conseille pas forcément ce livre :
1)
Pour reprendre le point évoqué précédemment, l'intrigue, loin de défier
celle du "Da Vinci Code", est extrêmement longue à se mettre en place
et reste assez traditionnelle (c'est en fait le récit d'un complot
mêlant secte religieuse et arcanes du pouvoir), et les quelques
"rebondissements" promis créent parfois à peine la surprise.
2)
Les descriptions sont longues et parfois lourdes : après avoir
ingurgité avec courage (ou survolé en diagonale) 150 pages
universitaires (presques indigestes) sur l'histoire de la République de
Venise, l'intrigue s'ouvre enfin. Sur les 500 pages que compte
l'oeuvre, la moitié sont consacrées à des rappels historiques ou à des
descriptions touristiques dignes du meilleur Guide Michelin.
3) Les
descriptions des meurtres renvoient trop facilement à "Seven" (de David
Fincher, avec Brad Pitt, Morgan Freeman et Kevin Spacey) et la capacité
d'imagination du lecteur se trouve vite dépassée. On en regretterait
presque que rien ne soit véritablement sanguinolent, pas même la
description du maître-verrier, cuit au four et soufflé comme un verre...
4) La présentation du récit, en 4e de
couverture, nous allèche par la présence d'un certain Casanova. Espoirs
lubriques vite déçus, puisque ledit personnage, engeôlé, n'apparaît en
tout et pour tout que 2 ou 3 fois, dans un rôle plus que secondaire.
5)
Mon plus grand regret réside dans le fait que les identités de
quasiment tous les "méchants" soient trop rapidement dévoilées (page
250 pour le 1e).
En conclusion...
Ce n'est pas un mauvais livre, il reste agréable à parcourir et nous plonge dans un univers qui fait rêver : Venise au temps des Doges. Mais pour l'apprécier véritablement, je conseille de sauter (ô scandale !) les 250 pages de cours magistraux sur l'histoire de Venise et de Florence...
David
21 novembre 2008
JE SUIS TRISTE
Décidément, la blogosphère est impitoyable et malmène mon petit coeur fragile. Après Oiselle, que je ne connaissais pas vraiment mais dont j'appréciais le blog, puis Anne qui prend du recul et dont on a toujours pas de nouvelles (snif), aujourd'hui c'est Marco mon primo-romancier préféré, clown de service heureux, à la plume acérée, qui prend de la distance. Je rajouterais certains blogueurs/blogueuses moins actifs ces temps-ci. Même si je comprends oh combien, que le fait de bloguer peut être un dévoreur de temps et qu'il ne faut surtout pas renoncer à d'autres priorités, cela m'attriste, car l'air de rien on s'attache. La signature qui n'est au départ qu'un pseudo devient vite une personne que l'on cerne plus ou moins avec sa personnalité, ses billets force de propositions de lecture ou de réflexions, ses forces qui m'étonnent et ses fragilités qui questionnent. Et c'est cette image construite qui fait que l'on revient ou non distiller nos menus propos sur certains blogs et pas sur d'autres.
La volatilité sur la blogosphère est bien déroutante (même si je le répète, je la comprends très bien).
Je souhaite à Oiselle, Anne et Marco une bonne continuation sur leurs chemins personnel et professionnel et j'espère à très bientôt, pour deux d'entre eux qui laissaient entendre que le recul n'était que provisoire. Prenez exemple sur Florinette !
Quant à moi, je vais aller me consoler chez d'autres qui restent...et puis je fais grève, c'est à la mode, Na !
20 novembre 2008
POMPON ET CADIX
Quelle association peut-on faire entre François Pompon le sculpteur et "la belle de Cadix". Aucune si ce n'est la ville de Dijon.
Quoui-je ????????? diraient certains, Cadix est Dijon et Pompon est de Dijon ? Que nenni !
Résumons cette association qui ne vaut que par le temps restreint dont je dispose en ce moment.
François Pompon est né à Saulieu en 1855 en plein coeur de la Bourgogne.(on peut y voir son atelier). Il a appris à tailler la pierre à Dijon, puis il est parti à Paris chez son maître Pierre Rouillard. Il va se marier avec Berthe, rencontrer Rodin et s'entraîner aux portraits dans ses ateliers ("cosette" est très connue). Puis il va chez son nouveau maître René de Saint-Marceaux revenir à ce qui l'a rendu célèbre, à savoir, la sculpture animalière. Vous noterez la simplicité de la forme. Pompon sculptait l'ensemble de l'animal, avec les détails puis après, il éliminait tout le superflu. Dont cette reproduction :
L'ours, à l'entrée du jardin Darcy, jardin central de Dijon, hume l'air de la ville. Comme moi, en ce moment, sauf que pour moi ce n'est pas pour prendre l'air mais essayer de cerner le tissu économique de la région pour trouver un employeur potentiel.(j'en avais parler là dernière partie du billet). Cela demande du temps et avec mes autres engagements, je ne suis plus aussi présente ici. J'ai deux billets super importants en attente d'écriture.
Quant à Cadix, c'est pour vous dire que nous sommes allés le week-end dernier écouter l' opérette "La belle de Cadix". La mise en scène ne m'a pas beaucoup enchantée. J'en étais même à n'écouter que la musique. Mais Valerian a aimé lui.
Cependant, je tiens encore une fois, à souligner l'extrême activité en matière culturelle de cette ville car non seulement l'offre est diversifiée, mais elle offre à tout le monde des billets pas trop chers pour que chacun se régale. Des étudiants me disaient l'autre jour au théâtre (où j'accompagnais mon fils qui allait voir "Monsieur de Pourceaugnac" avec sa classe) qu'avec une carte "culture" la place (théâtre ou opéra) leur revenait à 5.5€ ! Moins cher que le cinéma à Paris !
Allez un petit coup pour vous remonter le moral (bon vous auriez peut-être préféré du soleil mais je n'ai pas...) et pour partager...A bientôt les petits loups !
Découvrez Roberto Alagna!
17 novembre 2008
"AILLEURS SI J'Y SUIS" D'ANTOINE LAURAIN
Présentation de l'éditeur :
" Disparition d'un avocat dans le 17e arrondissement de Paris. Ses proches comme les membres de son cabinet sont sans nouvelles de lui depuis bientôt deux semaines. Sa voiture, une Jaguar XJS et certains effets personnels ont disparu. La police n'exclut aucune piste. " Un matin qu'il déambule à Drouot, maître Pierre-FrançoisPierre-François Chaumont, collectionneur, fait l'acquisition d'un portrait au pastel du XVIIIe siècle qui lui ressemble étrangement. Le tableau devient vite un sujet de discorde : ni sa femme, ni ses proches ne remarquent la ressemblance... Pourtant, dans l'angle en haut à droite, de mystérieuses armoiries vont rapidement livrer leur secret et l'emmener loin, très loin..".
C'est le premier roman d'Antoine Laurain que je viens de lire d'une seule traite. J'ai beaucoup aimé la manière dont l'auteur nous invite à partager une passion, celle d'un collectionneur. Nous sommes entraînés dans un univers de chine et de surenchères ; L'amour du vieux et du beau justifie les mensonges et les mises en scène auprès de proches néophytes. C'est le roman d'une quête de soi, enfin de lui, le personnage principal qui aboutit au bonheur en Bourgogne.
L'écriture élégante d'Antoine Laurain donne de l'allant à ce roman que l'on déguste cul sec !
J'avais apprécié le deuxième roman "Fume et tue" et j'ai aimé aussi le premier. Vivement le troisième auquel l'auteur travaille.
Critiques chez Lily,
14 novembre 2008
LES AFFRES DE MES BILLETS DE LECTURE
Cela fait un moment que ce billet me trotte dans la tête. Plusieurs livres sont passés à la trappe de mes mauvaises critiques billets de lecture pour plusieurs raisons. Je passerais sur la plus simple, celle qui a consisté à remettre au lendemain ce que je pouvais faire le jour même et le billet n'a jamais vu le jour car je suis passée à autre chose.(exemple : "la chambre des morts" de F. Thilliez)
J'avais envie plutôt de partager avec vous celles plus douloureuses générées par mes peurs, quelques exemples à l'appui.
- La peur d'abîmer une oeuvre, celle de Julien Gracq en l'occurrence. J'aime beaucoup cet auteur mais j'ai peur de transformer ses plats raffinés en omelette insipide. Après avoir lue, "le rivage des Syrtes", "le balcon en forêt" et "le château d'Argol", je préfère ne rien faire. Peut-être un jour...J'ai déjà eu cette impression avec Charles Juliet et puis un jour l'inspiration est venue d'une seule traite.
- La peur de ne pas maîtriser l'ensemble des données, des doutes à la lecture et une teneur politique que je ne souhaite pas aborder sur ce blog. C'est le cas avec le livre d'entretien entre Gwen Rosière et Martin Hirsch,"la chômarde et le haut commissaire".
- Une partie des dispositions précisées dans le livre ont changé depuis et j'ai du mal à recoller tous les morceaux.
- Un sentiment de malaise : cette fille, Gwen qui écrit très bien (mieux que Hirsch) à deux reprises dit, que si elle n'a pas été embauchée en CDI (suite à une trentaine de CDD) c'était suite à quelque chose de personnel. C'est tout à fait normal qu'elle n'en parle pas si elle n'en a pas envie mais décrédibilise le témoignage qu'est censée apporter cette femme.
- J'ai beaucoup de respect et d'admiration pour l'engagement de Martin Hirsch mais j'ai un doute après la lecture de ce livre sur la faisabilité du projet (en test pour l'instant). J'ai eu le sentiment qu'il n'y croyait pas vraiment. Je sais, c'est en totale contradiction avec tous les contenus d'interviews que j'ai pu entendre ou lire ici ou là mais néanmoins, j'ai toujours ce doute distillé au fond de moi. D'ailleurs, à un moment Gwen Rosière le lui dit très intuitivement.
- la peur d'être passée à côté de quelque chose d'important. J'ai cette impression avec Henri Bauchau et son livre "le boulevard périphérique". J'ai beaucoup apprécié ce roman. Je ne sais pas si c'est le fait de savoir qu'il est psychanalyste mais j'ai le sentiment de ne pas avoir entièrement saisi ce qu'il voulait nous dire à travers cette double histoire. Je vais le relire avant d'en parler.
- La peur de décalquer un Bourguignon : et oui même si cette région est une région d'adoption (depuis deux ans), j'y suis attachée. Et pourtant, je n'ai pas aimé le livre du grand Henri Vincenot "l'oeuvre de chair". Je me suis ennuyée et encore je me suis accrochée pour ne pas abandonner. Cela fait quelques semaines d'ailleurs, et je suis bien incapable de vous dire de quoi le livre parle. J'en ai un autre sous le coude et je recule, je recule pour ne pas le lire pour le lire...Après tout, certains inconnus Bourguignons comme Emilie Vilmont et Michel Rederon m'ont donné beaucoup de plaisir, pourquoi se tourner vers le connu, fût-il Bourguignon ! Et oui rien de mieux que de se perdre hors des sentiers battus comme dirait Daniel.
- Dans la même veine, j'aurais du mal à descendre un livre de quelqu'un que je connais ou d'un(e) blogueur(euse) que j'apprécie. Et pourtant, je sais bien qu'il n'est pas anormal de ne pas aimer un livre, l'univers proposé ou le style d'écriture. Le cas ne s'est pas présenté. Ouf !
- Une autre catégorie de livres dont je ne parle pas sont ceux que j'ai envie de garder pour moi, non parce que j'en ai honte (je ne pense pas que cela me soit arrivée) mais parce qu'ils touchent à l'inénarrable, au ressenti tellement à fleur de peau que je ne me sens pas parler de ces choses là. Sans doute au fond de moi, une peur d'être jugée ou incomprise mais principalement parce que l'émotion me tétanise et m'empêche de construire quelque chose de cohérent. Je me laisse donc porter et cela fait du bien.
- Enfin j'aime certains livres pour l'écriture qui me fascine plus que par l'histoire elle-même. C'est le cas avec ce livre de cette bourguignonne Françoise Lefèvre "Alma ou la chute des feuilles". L'histoire de cette femme qui, au crépuscule de sa vie, revit la trahison amoureuse de son mari ne m'a pas particulièrement enthousiasmée. (bien triste tout de même). Mais tout est tellement bien dit et poétique que j'ai adhéré à cette histoire malgré moi. En revanche, je ne me vois pas faire un billet de lecture sur l'écriture et la poésie du roman !
Et vous quelles sont vos peurs, vos craintes, vos retenues ? (si vous en avez...)
PS : Je vais créer une catégorie "livres abandonnés". (dernièrement ce fut "Ravel" de J. Echenoz)
12 novembre 2008
BD "LE PAYS SANS ETOILE" DE JC MEZIERES ET P. CHRISTIN
BD "Valérian agent spatio-temporel. Le pays sans étoile" .
Cette bande dessinée raconte que deux villes, une qui s'appelle Malka et l'autre Valsennar se font la guerre. Malka, qui est dirigée par des femmes déteste la ville de Valsennar dirigée par les hommes. Puis un jour grâce à Valérian et Laureline, Valsennar et Malka s'unissent. Je vous laisse en découvrir la raison.
J'ai bien aimé cette histoire de guerre entre les hommes et les femmes, je l'ai trouvée intéressante.Et j'adore les dessins qui sont bien faits. La bande dessiné montre que les femmes sont plus fortes dans certains domaines et que les hommes sont plus forts dans d'autres domaines . Il faut donc qu'il soit ensemble pour réussir.
Comme dans la vie réelle !
Valérianjunior
09 novembre 2008
"ONZE MINUTES" DE PAULO COELHO
Maria est une toute jeune Brésilienne du Nordeste. Elle, qui n’aspire qu’à l’Aventure, au grand amour, et travaille comme vendeuse dans un magasin de tissus, s’offre une semaine de vacances à Rio de Janeiro. Sur la plage de Copacabana, un Suisse lui propose de devenir danseuse de cabaret à Genève. Elle voit là le début d’un conte de fées, mais la réalité sera tout autre. Maria en vient à se prostituer : sans honte, puisqu’elle apprend à son âme à ne pas se plaindre de ce que fait son corps, et qu’elle s’interdit de tomber amoureuse. Après tout, la prostitution est un métier comme un autre, avec ses règles, ses horaires et ses jours de repos… Mais le sexe — tout comme l’amour — reste pour elle une énigme. C’est alors qu’elle rencontre un jeune peintre qui la trouble, car, s’il est aussi perdu qu’elle, il sait parler le langage de l’âme. Pour découvrir le sens sacré de la sexualité, Maria devra trouver le chemin de la réconciliation avec elle-même.
Je vais parler sexe ! Attention, ceux qui cherchent des photos, des descriptions voire des correspondants vont être déçus. Passez votre chemin.
Il s'agit du livre de Paulo Coelho "onze minutes". Autant le dire tout de suite 11 minutes c'est le temps moyen pour un rapport sexuel. Mais le livre n'a rien à voir ou presque rien à voir avec cela.
C'est un conte de fée car le livre commence par "il était une fois une prostituée qui s'appellait Maria". Il s'agit d'un conte de fée moderne et bien banal. Une jeune femme brésilienne à qui l'on fait espérer les paillettes et l'argent et qui se retrouve à tapiner pour survivre à Genève.
Ce que j'ai trouvé intéressant dans ce livre, ce n'est pas l'histoire elle-même : la galère pour aboutir au happy end, ce n'est pas très original. Ce sont les réflexions de cette fille et la trame de son évolution qu'elle pose par écrit après chaque journée. Ainsi pour découvrir l'amour elle va devoir se découvrir et cela passe par un chemin tortueux et poignant. J'ai aimé aussi la façon très fine et poétique de Paulo Coelho de décrire certaines scènes d'amour.
J'ai juste un doute sur la crédibilité d'une "sortie" aussi facile du système de la prostitution.
C'est donc un petit livre que l'on lit facilement en un peu plus de 11 minutes tout de même !








