ARC-EN-CIEL

Humeur du jour : enfants, livres, découvertes, tourisme, La Bourgogne, société, religion...

31 octobre 2008

MOUTARDE DE DIJON A DIJON ?

Il n'y a pas de moutarde à Dijon ! . Et oui ce n'est pas une blague. Est-ce vrai ? Qu'en est-il exactement ?

Bien sûr, il y a bien quelques usines, héritage d'un passé où les graines de sénévé poussaient aux alentours. Certains commerces profitent de ce passé pour vous proposer diverses variétés de moutarde. Si des pauvres innocentes comme moi demandent à l'office de tourisme par exemple, s'il y a la possibilité de visiter une moutarderie ou un musée, au pire on vous rit au nez en vous disant que le musée "Amora" a fermé ses portes, au mieux on vous envoie à Beaune. Direction Beaune, alors, pour la visite de la moutarderie "Fallot".

Ainsi lors de la visite nous apprenons :

- Qu'il n'y a pas si longtemps Beaune comptait une trentaine de moutardiers. Aujourd'hui seuls deux ou trois subsistent, dont celle-ci; moutarderie familiale.

- que la culture de la graine de sénévé (la moutarde) a complètement disparu dans la région depuis les années 50 et que les moutardiers actuels importent leur graine du Canada essentiellement.

- que la moutarde est une recette : on ajoute aux graines de sénévé et au sel un liquide au choix (verjus, vinaigre, vin blanc...) et éventuellement du cassis, de l'estragon, du pain d'épices...
La moutarde de Dijon est un terme générique. N'importe qui peut la fabriquer, c'est une recette !

- quelques personnes soucieuses de préserver un héritage bourguignon tente de développer une IGP (Indication  Géographique Protégée) "La moutarde de Bourgogne" avec des plants de sénévé cultivés en Bourgogne et utilisation du verjus issus de vin de bourgogne.

L'histoire de la moutarde c'est ICI. Le musée de la vie bourguignonne de Dijon explique très clairement tout ce que vous devez savoir sur la moutarde.(les plantes, l'emballage, les vertus...)

 

La visite de la moutarderie Fallot de Beaune se déroule comme suit :

- petit film sur les vertus de la moutarde

- on goûte les graines de sénévé

- on fabrique de la moutarde

DSCN2700

 

- avec un audio guide on découvre le matériel utilisé pour la fabrication et les différents intervenants du process.

- on goûte différentes moutardes avec quelques canapés très joliment présentés.

C'est une visite très agréable et pas trop longue avec des enfants.

Il est à noter que les places sont à retirer à l'office de tourisme. Vous ne serez acceptés sur place que dans la  limite des places disponibles.

29 octobre 2008

"LA CHAMBRE NOIRE DE LONGWOOD" DE J.P. KAUFFMANN

la_chambre_noireNapoléon, tout le monde a entendu parler de lui. Tout le monde connaît plus ou moins son parcours. En ce qui me concerne, c'est plutôt moins que plus, car comme je l'ai déjà dit, l'histoire ne m'intéresse qu'assez peu. Mais je dois dire qu'avec J.P. Kauffmann, je découvre l'histoire autrement et elle me semble passionnante. C'est celle de Napoléon à Sainte-Hélène. Non pas le pourquoi, ni les faits et les gestes de cette situation avec des listes de dates. Non ! c'est l'histoire de son environnement, cette île perdue au milieu de l'océan Atlantique, à 15 jours de bateau de Cardiff, et comment celui-ci a pu agir sur l'homme.
Jean-Paul Kauffmann dans ce livre décrit avec moult précisions Sainte-Hélène,cette île anglaise avec une petite enclave française Longwood. C'est ici que Napoléon résidera pendant 6 ans, d'octobre 1815 à mai 1821. Il nous décrit l'île de maintenant au climat et à la végétation contrastés. A travers ce pélerinage sur les traces de Napoléon et grâce à ses lectures, l'auteur va imaginer dans cette maison de Longwood les humeurs, les sentiments et les pensées de l'ex-empereur déchu. Pièce par pièce, Jean-Paul Kauffmann déambule dans cette maison pour faire parler les murs, les tableaux, les odeurs et la lumière. On y découvre un Napoléon sensible aux odeurs, au toucher, à la palpation, un Bonaparte qui aime les bains chauds vecteurs de sa réflexion. On y apprend aussi qu'il préférait les vins de Bourgogne qu'il buvait avec de l'eau ! A Sainte-Hélène, on ne lui servait que du Bordeaux, très prisé des Anglais. (les voyages en bateau sont excellents pour le Bordeaux car la richesse en tanin assouplit le vin).
Il ressasse aussi ses échecs, Eylau et Waterloo, pour comprendre.
"Quand il évoque ses échecs, il se livre non pas à l'autocritique mais à un étrange jeu de l'erreur. Il recherche la pièce maîtresse qui fait défaut, le détail qui l'a mis en difficulté. Au sujet de Waterloo, il dit "Tout m'a manqué que quand tout avait réussi".C'est dans cette pièce qu'il a cherché à élucider l'énigme."
Puis à partir de novembre 1816, la lassitude va prendre le dessus et sa santé se dégrader.
"Le captif s'est intoxiqué lui-même avec son passé. L'emmuré s'est inoculé jour après jour le venin de l'ennui."

Vous vous souvenez, j'avais apprécié l'arche des Kerguelen. J'ai aussi apprécié cet autre voyage dans le temps. Le présent aide à comprendre le passé. C'est un voyage tout en finesse, plein de détails où priment l'observation des paysages mais aussi celle des tableaux avec des questions en suspens, et des objets. Le style Kauffmann toujours empreint de poésie avec quelques petites longueurs cependant.

Le mot de la fin à Jean-Paul Kauffmann : "On ne visite pas Longwood, c'est Longwood qui vous visite."

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27 octobre 2008

"VENGEANCES" D'EMILIE VILMONT

Editeur : PAVIC

 

C'est le premier roman policier d'une bourguignonne que je vous présente (sorti en 1998) qui, je dois le dire, m'a assez convaincue.

Celui-ci est vite lu et moi qui n'adhère pas franchement au style polar, j'ai eu une bonne surprise.

Pas d'hémoglobine, pas de poursuite, pas de menotte, des flics assez discrets, un meurtre quand même à élucider ! En effet, ce sont les principals protagonistes de l'histoire qui enquêtent à leur manière de façon toute cérébrale et rigoureuse, qui imaginent, qui supposent, qui dévoilent leurs hypothèses et posent leurs arguments.

Je vous avoue que tout au long de l'enquête, je percevais un suspect improbable et j'attendais la chute avec impatience. Et beh je me suis fait avoir !

Quant au style, c'est du rapide, presque saoulant avec beaucoup de dialogues. Incisif !

Chic je me suis régalée...

Bibliographie d'Emilie Vilmont :

- Mort d'un paon

- Mort d'une rate

- Mort d'un scorpion

- Mort d'un glouton

- Mort d'une taupe

- Mort d'un chien-loup

- En gestation "Marie" le premier tome d'une saga "les dames de Saint-Pris".

Vous trouverez ICI une interview de l'auteur

 

Posté par thaisg à 09:00 - Livres de Bourguignons ou sur la Bourgogne - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 octobre 2008

"LE CAMION DES MOTS"

La lecture de l'express cette semaine m'a fait connaître une initiative intéressante qui se présente comme suit :
- Un camion qui circule de ville
- Des enfants de 8 à 15 ans montent dans le camion avec leur institutrice ou leur professeur.
- Des jeux autour des mots de la langue française sont proposés sur ordinateur.

Toutes les informations sont ICI

Je vais envoyer cette proposition à ma municipalité pour voir !


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25 octobre 2008

TAG MUSIQUE

Cette fois-ci, c'est Keisha qui m'envoie un doux message. Merci ma douce !

Je vais faire vite, je ne sais pas vraiment quelle chanson ou quelle musique choisir alors je vous livre tout de go ma sélection spontanée du moment.(je ne mets pas la bande deezer car je sais en mettre une mais pas plusieurs sur le même billet ! (ah la technique !)

 

1) cette chanson douce d'Henri Salvador que nous chantions aux enfants il y a quelques années et qu'ils nous réclament de temps en temps.

 

2) "Le lac des cygnes", souvenir de mes 15 ans de danse.

 

3)"Caresse sur l'océan" et plus généralement toute la musique du film "les choristes" qui me donne des frissons.

 

4) ceci de Pink Martini, découvert il n'y a pas longtemps, que j'aime bien surtout pour la voix et les changements de rythme.

 

5) Le Boléro de Ravel : je ne peux écouter ce morceau sans penser à Jorge Donn, sa présence, sa force, la perfection du geste en adéquation parfaite avec cette musique majestueuse.

 

 


 

En fait, le but de ce tag est de mettre des titres qui nous ressemblent. Pour ma part, je ne peux pas dire que j'écoute beaucoup de musique. J'aime bien le silence et la rêverie et quand je mets de la musique c'est uniquement pour écouter. Mais j'ai un mari qui a du mal à ne pas mettre de musique et qui fait mon éducation musicale :-)

 

Qui veut de ce tag, je l'offre à qui veut ? Tiens je pourrais l'offrir à ce cher stalker qui m'a traitée d'adolescente pré-pubère boutonneuse à cervelle de moineau... mais j'ai choisi d'en rire et de l'ignorer celui là. Allez ! je choisis des blogueuses. Na !

 

Emmyne

 

Aifelle

 

Sourifleur

 

Aelys la stroumphette

 

Florinette

 

Et puis j'adresse ce merci particulier à Calepin pour son aide dans le saucissonnage de code

 

 


Découvrez Les Charlots!

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24 octobre 2008

"ET MON COEUR TRANSPARENT" DE V. OVALDE

et_mon_coeur_transparent

Présentation : Sait-on jamais avec qui l'on vit ? Lancelot ne cesse de se heurter à cette question depuis que sa femme, Irina, a été victime d'un accident qui l'a précipitée au fond de la rivière Omoko. Déjà ébranlé par sa mort, il va vivre un "Très Grand Choc Supplémentaire" en découvrant que des mystères entourent cette disparition. Un à un se dévoilent les secrets que sa femme avait pris soin de lui cacher. Dès lors, il ne lui reste qu'à mener l'enquête et élucider cette énigme : que faisait Irina, ce jour-là, à Catano, au volant d'une voiture qui ne leur appartenait pas et dont le coffre contenait des objets pour le moins suspects... Véronique Ovaldé nous entraîne dans le tourbillon de son imagination et nous offre un roman noir en trompe-l'œil. De livre en livre, elle bâtit son univers, qu'elle habite par sa fantaisie et son goût pour le merveilleux. Les histoires qu'elle raconte sont de celles que l'on ne trouve que dans les livres.


 

Lancelot, le héros de ce livre est un grand sentimental qui prend tout au pied de la lettre. Sa femme Irina meurt dans un accident de voiture et il va alors découvrir qui était sa femme.

J’ai bien aimé la description du personnage mais le roman ne m’a pas enthousiasmée , trop de questions sans vraiment de réponses et de situations peu plausibles. J'étais avide de lire ce roman qui ne laisse pas indifférent le landernau blogueste. Pour ma part, je ne suis pas sensible au merveilleux et à la fantaisie et j'en suis d'autant plus troublée que le thème me plaisait.

C’est un livre qui se lit vite mais que je vais vite oublier.

Ce livre a obtenu le prix France-culture 2008

Critiques chez Florinette. Anne lui a attribué le prix Landerneau

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19 octobre 2008

L'AVENTURE DANS TOUS SES ETATS

L'aventure, ce fut d'abord celle des "carnets de l'aventure" vécue à cent à l'heure. J'ai vécu de très bons moments.

 

- "Mission Treetop" permettait d' explorer la faune et la flore amazonienne avec des scientifiques et de comprendre pourquoi les lianes envahissaient la canopée. Les enfants ont aimé car il y avait des bêbêtes, aras, capucins, serpents, fourmis... Personnellement, elles ne m'attirent pas et j'ai trouvé que les conclusions n'étaient pas délivrées clairement.

 

- "Ecumeurs du ciel". Dans ce film on est invité à grimper au sommet du Mont Ross et à trouver une voie du grand au petit Ross, très loin dans les Kerguelen.Très belles images, très belles amitiés et rigolades pour ce défi.

 

- "Everest : a climb for peace" : Neuf grimpeurs de croyances et de cultures différentes s'allient pour affronter l'Everest. La force du film provient des dissensions entre palestiniens et israéliens palpables au début du film qui se transforment en entente fraternelle lorsque les difficultés surgissent et que leur vie est menacée au sommet du toit du monde.

 

-"Premier pas sur la banquise" : Dans le cadre de la mission Damoclès, le voilier "vagabond" est stationné depuis 4 ans sur la banquise, avec Eric, France, 3 chiens et une petite fille née là-bas, pour étudier son évolution. Ce qui était intéressant, c'est qu'outre les études au jour le jour d'Eric, la vie de famille était évoquée avec le bébé, la vie de bébé (moins 4° dans la chambre ! ), la vie au jour le jour, les repas, les ours, les chiens, la nuit hivernale, les premiers soleils. Et France et Eric étaient là pour répondre après la projection, à quelques questions.

 

- "Hommage à Nicole Van de Kerchove" : Petit film pour évoquer la mémoire de cette navigatrice, pianiste, disparue en 2008. Très belles images de Patagonie notamment.

 

- "Maud Fontenoy, à contre-courant" : Très beau film de Luc Marescot. Ce film a été très bien conçu. On retrouve Maud Fontenoy dans ses galères pendant son tour du monde portée par sa famille mais surtout, surtout.. c'est le lien qu'elle a établi avec une institutrice d'une banlieue sensible de Meaux qui fait aussi la force de ce témoignage. Maud a vécu ce voyage avec les enfants avant, pendant et après. Ce projet pédagogique de l'année porté par une maîtresse de terrain, femme de conviction a transformé les enfants. Leitmotiv de Maud approprié par les enfants : "Ne laissez personne vous dire que c'est impossible". Et on se demande qui a soutenu qui dans cette aventure. Maud comme modèle pour véhiculer les valeurs de courage, de travail et de persévérance...

 

L'institutrice et Luc Marescot étaient là pour répondre aux questions et il est vrai que ce film que l'on regarde en pleurant  et en souriant selon les moments, a été vivement applaudi.

 

Ce film a reçu le prix du jury jeunes de la ville de Dijon ! super !

 

- "Au-delà du silence" : Deux hommes entreprennent une marche à ski depuis la Sibérie jusqu'au Groenland en passant par le pôle Nord. Pas beaucoup d'action, la marche, la souffrance, le vent, les paysages grandioses et le silence.

 

- "Les chemins de traverse" : Un couple, Mathilde et Edouard décide pour  leurs voyages de noces de parcourir Paris à Jérusalem à pied sans argent. Ce film hors compétition est en fait une maquette d'une série de 7 épisodes qui sera diffusée sur la chaîne voyages en décembre et sur la cinq en juin (seulement cinq épisodes). C'est un beau film dans lequel ce couple fait état de leurs rencontres au fil de leurs étapes, de la faim qui les tiraille, de leurs découvertes. A la fin du film, nous avons pu leur poser des questions et il parlait de ce voyage comme le chemin spirituel du début de leur mariage. Et  iIs attendent un heureux événement pour janvier !

 

- "L'appel de la steppe" : un autre couple, Antoine et Célina part à vélo d'Istanbul jusqu'en Mongolie et reste quelques mois dans une famille mongole. J'ai trouvé ce film très riche par les multiples rencontres ainsi que le texte (de célina ?) émaillé d'un vocabulaire à la fois très spontané et soutenu. J'ai trouvé le montage assez original, photos, bouts de films, sous-titrage, musique mais finalement j'ai eu le sentiment qu'il y avait trop d'images à la seconde et cela donnait le vertige...dommage !

 

Voilà pour ces carnets de l'aventure que j'ai pleinement apprécié. Je n'ai pas encore le résultat des films récompensés (sauf celui du jury jeunes car j'y étais).

Il faut souligner, qu'encore une fois la municipalité de Dijon fait bien les choses puisque l'accès pour les scolaires ainsi que pour les moins de 12 ans est gratuit. Et la demi-journée adulte est à 2€ !

 

Vivement l'année prochaine que ça recommence !

voilier



Mais l'aventure, c'est aussi celle de ce blog car avec ce message c'est le centième billet que je publie ! c'est une grande avancée pour moi car jamais je n'imaginais il y a 6 mois que j'arriverais à créer un blog techniquement. Or c'est archi facile et même si quelques petites imperfections subsistent, notamment dans la présentation des billets, j'y suis arrivée.

 

Ces moments n'ont été ponctués que de très bons moments et de belles découvertes j'y reviendrai .

 

Le seul point négatif et qui m'a marquée, a été la réponse violente d'une commentatrice que je connaissais par ailleurs sur un autre blog ; Celle-ci a soi-disant été profondément blessée par mon lapidaire "bienvenue ici" .Malgré mes excuses par mail, elle ne m'a jamais répondu et elle n'est jamais revenue ce qui en soit n'est pas grave car je n'oblige personne à venir mais m'a fait prendre conscience que les attentes des commentateurs et lecteurs sont parfois difficiles à cerner. En fait, je n'ai pas pris le temps de faire un roman d'accueil ! Outre que le genre roman n'est ma spécialité, ce blog est pour moi un passe temps, j'y vais quand je peux, je débloque les commentaires le plus rapidement possible mais j'ai des impératifs familiaux. De plus, suite à mes nombreux déménagements pour suivre mon mari, j'ai du abandonner mon travail et comme on espère rester dans la région, je cherche un emploi. Certains le savent, maintenant mes lecteurs réguliers le sauront aussi. Et quand on cherche, on est pas franchement disponible tout le temps. Donc mes lecteurs et commentateurs chéris, pardon si je ne fais pas de roman et si je ne vais pas voir tous les jours mes blogueurs préférés et pardon aussi si j'omets de répondre à vos commentaires ou si j'y réponds de manière brève. J'essaye de répondre à chacun le soir ou le matin  mais il se peut que je zappe, et ce sera involontaire !

 

Maintenant, je souhaite récapituler toutes les très bonnes choses.

 

- Tout d'abord  vous, les lecteurs de ce blog ; je suis toujours étonnée que des personnes viennent me lire car je ne crois pas spécialement à la génialité de mes billets. Et il est vrai que les statistiques par jour augmentent régulièrement.
- Et puis vous les commentateurs. Jamais je n'imaginais un seul instant que mes billets pouvaient générer autant de commentaires. Même un ou deux je saute au plafond ! (comme Aymeric le disait aussi récemment). Et j'en suis encore plus émue quand mes commentateurs ne sont pas blogueurs.
- Je suis ravie des liens qui se sont tissés avec certains lecteurs mais aussi blogueurs ou blogueuses. Un petit coucou par ci ou par là à l'autre bout de la France, c'est un petit moment partagé super agréable ! même si c'est pour parler de ses rides du temps qu'il fait, de la recette de la fondue ou de la dernière impression du livre terminé le soir précédent.
- Je suis aussi émerveillée que des maisons d'édition via "babelio" ou "chez les filles" nous envoient des livres pour les commenter. Mais qui suis-je pour qu'ils me fassent confiance comme cela ?

 

- Je découvre vraiment tout un monde et m'aperçois que beaucoup de romans forts intéressants émanent d'écrivains peu connus. Finalement c'est comme en voyage il faut se détourner parfois des sentiers battus !

 

- Je suis très surprise, des relations simples et enrichissantes que j'ai pu avoir avec certains auteurs. Pour moi, avant d'écrire et de connaître les blogs littéraires, l'écrivain était quelqu'un d'inaccessible, voire, comme dirait ma fille au retour du salon du livre du clos-de-Vougeot  "oh ! il y a des écrivains pas morts ?".Or, que ce soit sur ce blog ou par mail, ils m'ont laissé un petit message et là je ne m'y attendais pas du tout !

 

Je remercie ainsi Georges Flipo pour son humour et son message ici, Claude Luezior pour son message sur mon blog déposé tout récemment, Antoine Laurain pour la délicieuse rencontre du clos-de- Vougeot (j'étais toute impressionnée) et ses messages par mail, Michel Rederon par mail que j'espère rencontrer au salon du livre de Dijon,

 

Et je n'oublie pas les messages du futur primo-romancier Marco qui me font rire autant que ses billets.

- Je voudrais encore une fois remercier mes commentateurs qui ont fait consciencieusement leur devoir de vacances en résumant ici un livre qu'ils ont aimé. Merci à Anastasie, Dang, Effigy, et A.De SAGA. David il est toujours temps !

 

- Ce qui est très sympa aussi c'est que ce soit un blog familial. Quelques restrictions cependant :

 

Valerian publie très peu car il n'a pas le temps. Il est très pris professionnellement et il aime bien pour ses moments de détente outre les ballades familiales lire des polars ou des BD. Faire un résumé n'est pas franchement de la détente pour lui. Il en fait plus pour me faire plaisir ! Et il est très rare qu'il lise mes billets sauf si je lui demande.

 

Valerianjunior semble aimer l'idée de partager avec les autres. Cependant, comme tout collégien qui se respecte, il a du travail ; Et ses activités, guitare, karaté et scoutisme occupent une partie de son temps libre. Donc ses publications seront très ponctuelles aussi.

 

Voilà vous savez tout ou presque .

 

Pendant une semaine, je fais une formation (enfin normalement car celle-ci a déjà été reportée deux fois) et ne suis pas sûre de publier (même si j'ai quelques résumés dans ma besace). Je viendrais peut-être faire un coucou à certains.

 

A la fin de la semaine, nous fêtons les 11 ans de Valerianjunior !

 

Portez-vous bien mes petits loups ! Merci pour vos passages réguliers, ils me vont droit au coeur.

3d_coeurs_confus

 

Posté par thaisg à 10:09 - Humeur - Commentaires [19] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 octobre 2008

"LES ECRANS DE L'AVENTURE" A DIJON

Attention ! le monde s'arrête de tourner, la crise est loin, le ménage attend car pendant trois jours se déroule à Dijon le plus magnifique des festivals, celui du film d'aventure !

lesecrans_delaventure

Je ne suis pas une fan du 7ème art, mais ce cinéma là, j'aime vraiment !
Demain j'accompagne la classe de Poupette, ma fille, chic alors, puis samedi je vais me faire une journée complète avec ou sans enfant.

PROGRAMME COMPLET

Président du jury du film : Nikolay Litau

Président du jury livre : Yann Queffélec et oui il récompensé aussi les livres d'aventure !

Et ce qui est intéressant, c'est que les participants ou réalisateurs viennent parler au public.Voici un aperçu de certaines aventures.

A très bientôt mes petits bouchons ! Portez-vous bien...



14 octobre 2008

"FUME ET TUE" D'ANTOINE LAURAIN

fume_et_tuePrésentation de l'éditeur :

Au panthéon des fumeurs cultes, vous avez connu Serge Gainsbourg, Winston Churchill, Humphrey Bogart, Georges Simenon... Jamais vous n'oublierez Fabrice Valantine. Chasseur de têtes, accro à ses deux paquets de blondes quotidiens, Fabrice Valantine se rend un beau jour chez un hypnotiseur dont on lui a vanté les résultats miraculeux : à la surprise de tous, il a décidé d'arrêter de fumer! La séance paraît tout d'abord réussir. Pourtant, quelques semaines plus tard, il craque, en allume une, et constate, stupéfait, que si l'envie de fumer demeure, le plaisir, lui, a totalement disparu. Fabrice va bientôt découvrir que ses voluptueuses sensations ne lui reviennent... qu'après avoir commis un meurtre. Drôle, inquiétant, provocateur, Fume et tue raconte la vie tabagique et l'œuvre criminelle d'un homme qui aurait bien voulu qu'on le laisse fumer ses cigarettes tranquillement.

L'auteur : son blog



Tout un programme pour ce livre ! Vous vous souvenez de ma rencontre avec l'auteur ? Souvent cité en tête des choix pour l'attribution du prix Landerneau (récapitulation chez Oiselle), j'ai sauté le pas et comme beaucoup je n'ai pas été déçue.

 


Dès le départ, on ne peut qu'avoir de l'empathie pour ce personnage Valantine. Il nous conte ses déboires sentimentaux et professionnels avec beaucoup d'ironie et de distance ; Il nous donne sa vision sur l'art contemporain, c'est à dire une énigme (sentiment que je partage), il décortique la posture du fumeur comme celle du criminel. Il met en évidence ce que représente pour lui la dictature de la bien-pensance, de l'opinion ou du bien-être (ne pas fumer, ne pas boire..) entraves de la liberté.
Beaucoup de réflexions donc, servies par des actions originales pour répondre à cette lancinante question : comment préserver sa vie, ses intérêts et son plaisir de fumer ?
Antoine Laurain va ainsi nous concocter des petits meurtres originaux dont on savoure la finesse pour aboutir à une fin, à la fois simple et inattendue.
L'ensemble du récit est léger et drôle mais on perçoit la lutte de Valantine (et de peut-être l'auteur) contre l'assujettissement que représente la norme sociale. Même si, de par le titre, on peut penser que seul le fait de fumer est mis en scène dans ce roman, c'est bien l'ensemble de toute activité voluptueuse dont se fait l'avocat Valantine dans ses observations tout au  long du livre. Et l'avocat devient un prévenu...libre derrière des barreaux.

Je trouve cependant un tout petit peu dommage que l'auteur annonce dès le début, d'où son personnage écrit (ce qui laisse présager la suite) et présente comme un plan, les moyens d'arriver à ses fins (les meurtres).

 

C'est donc un livre qui se lit très bien même quand on est non fumeuse comme moi !

Et je ne peux m'empêcher de penser à Churchill "whisky, cigar and no sport"

Il ne me reste plus qu'à lire "Ailleurs si j'y suis" le premier roman d'Antoine Laurain.

Critiques chez Daniel Fattore, Cunépapillon, Anne, fashion, cathulu,et Amanda

Voir l'interview d'Antoine Laurain par Caroline et  Lily


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11 octobre 2008

THE WINNER IS... "LAMBEAUX" DE CHARLES JULIET

Après Anastasie, Dang, Effigy, A de SAGA et Valérian, j'ai choisi ce livre comme devoir de vacances car je pense que Charles Juliet est ma plus belle découverte de cette année.

lambeauxL'auteur Charles Juliet vit à Lyon. Dès l'âge de 23 ans, écrire devient obsessionnel pour reconstituer les fragments de son histoire.

Et comme pour démarrer son histoire une citation sur le rôle de l'écrivain :

"Prêter à autrui les mots dont il a besoin pour avoir accès à lui-même et formuler éventuellement ce qu'il vit".


Comment parler de ce livre sans parler de l’auteur Charles Juliet ? car « lambeaux » est l’autobiographie de cet homme. Elle a été écrite entre 1983 et 1995, 12 ans donc, pour dénouer les nœuds de son enfance et de son adolescence. Celle-ci se décline en deux parties bien distinctes mais qui se rejoignent sur la fin. Une première partie où, à travers les témoignages reçus plus tard, il reconstitue ses racines en mettant en scène la vie de sa mère ou plutôt son murmure intérieur. Une deuxième partie, où il raconte son expérience d’enfant de troupe et ses premiers pas d’écrivains. Et comme pour marquer la distance qu’il a pris avec toute son histoire et ce puzzle presque achevé, il emprunte le « tu » pour parler de lui tout au long du récit.

La vie de sa mère enfant était conforme à celle des paysans d’autrefois : ménage, préparation des repas, corvée de pluche, linge à laver, corvée de lait, repassage, bêtes à nourrir, bois, balayage de la neige, surveillance des devoirs car elle était l’aînée. Sauf que cette mère ne se satisfait pas de cette vie de routine et de labeur et va découvrir un autre monde, celui de l’école, des cahiers et des livres.

« Tu ne possèdes aucun livre, n’a rien à quoi appliquer ton esprit et tu comprends que le seul savoir que tu puisses acquérir, tu dois le tirer de ce qui t’entoure, des quelques rares personnes avec lesquelles tu te trouves en contact ».

Ainsi Charles Juliet décrit dans toute cette partie la confrontation entre les aspirations profondes de sa mère à apprendre, comprendre, rêver, écrire et parler et son quotidien fait de corvées physiques et de non communication. La souffrance gagne du chemin, plus elle grandit, plus le décalage est grand. « Soif de vivre et soif d’apprendre » mais les barreaux familiaux de l’habitude, de la promiscuité et de l’incompréhension ne génèrent que de la solitude. Elle espère un moment que grâce au mariage, elle va pouvoir enfin partager ses pensées et ses questionnements mais ceux-ci ne vont trouver aucun écho. La venue de ses enfants, quatre enfants assez rapprochés, ne va faire que creuser le lit de sa désespérance : une tentative de suicide, un mari qui fuit, d’ultimes incompréhensions malgré ses écrits remarqués et c’est le « pétage de plomb » et l’enfermement définitif. Puis vient la guerre et les oubliés des maisons psychiatriques morts de faim.

Charles Juliet est le dernier né de cette fratrie, celui qui n’a pas connu cette mère biologique et qui grandit aux côtés d’une autre famille, d’une autre femme.

Dans la deuxième partie de ce livre, Il raconte sa vie d’enfant de troupe, sujet qu’il a évoqué dans son livre « l’année de l’éveil » (dans ce dernier livre, il est enfant de troupe et il se raconte de l’intérieur). Il va alors découvrir que ce qu’il pense et désire profondément se situe à l’opposé de celui qu’il est réellement pour les autres. Encore un décalage…

Puis il va devoir choisir sa voie. Après avoir commencé des études de médecine, il note : » tu souffres d’être coupé de toi-même, de devoir étouffer ta vie intérieure, refouler ces questions qui continuent de te harceler ». Tout naturellement, il va se lancer dans l’écriture mais il perçoit trois obstacles :

- la violence de ses émotions

- un trop grand désir de bien faire

- une admiration passionnée pour certains écrivains qui lui renvoie l’image de sa médiocrité.

Charles Juliet nous apparaît ainsi comme un grand sensible, très pointilleux, avide d’humilité pour qui l’écriture est une discipline de vie.

Ce livre je l’ai ressenti comme le puzzle de son histoire qui se reconstitue. Chaque morceau est une épreuve, un lambeau et pour reconstituer le puzzle il est descendu au plus profond de lui-même, le puzzle qu’il regarde maintenant avec beaucoup de sensibilité mais avec une sérénité retrouvée.

 

ICI vous trouverez deux entretiens avec l'auteur, plus explicites que tout écrits sur lui.

J’ai découvert cette année un grand écrivain intimiste, grâce au discret Pitou.


 

Posté par thaisg à 07:47 - Livres adultes romans français - Commentaires [16] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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