jour_sans_retourPrésentation de l'éditeur : En 1931, Karl Hoffmann, le narrateur, s'inscrit en faculté de théologie avec son amie d'enfance, Erika alors que le nazisme est en pleine expansion. Pour avoir tenté de résister, il est envoyé en camp de concentration pour quelque temps. Son père, pasteur luthérien de la Domkirche de Magdebourg, très conservateur, s'insurge à son tour le jour où les SA imposent leur croix gammée dans la cathédrale. Il est emprisonné, puis libéré. À la faculté de Berlin, Karl reprend la résistance en secret, mais les étudiants sont menacés, Erika arrêtée… Il revient à Magdebourg alors que les nazis tentent de poser une bombe dans la cathédrale. Son père est battu à mort. Désespéré, Karl fait un grand sermon anti-nazi dans la cathédrale. La Gestapo le guette, mais on l'aide à s'enfuir. A Paris, il retrouve Erika et s'exilent en Amérique.




Vous vous souvenez d"'Inconnu à cette adresse" ? Je vous avais dit à quel point cette nouvelle épistolaire était prenante.' J'ai  voulu aller plus loin dans la découverte de cet auteur Kressmann Taylor et je viens de terminer "Jour sans retour".

Nous sommes en Allemagne dans les années 30 et tout doucement la propagande nazie se met en place. C'est l'histoire d'une famille protestante, le père est pasteur et le fils fait ses études de théologie.
Nous allons vivre de l'intérieur de cette famille, les changements. Nous allons comprendre comment petit à petit l'arme morale qu'est la propagande s'est incrustée dans les temples et comment les brebis ont résisté et se sont organisées.; Les armes des uns tout en force et en réprimande face aux armes des autres tout en discrétion, rapidité et sans violence. La force physique d'un côté pour ériger une idéologie de pouvoir contre la force spirituelle pour ériger une société libre de sa croyance. Et ce qui est étonnant c'est la démonstration (une fois encore) que plus un pays est privé de cette liberté de culte, plus il la réclame.

Ce livre a été écrit en 1942, trois années après l'arrivée de l'auteur aux USA. Une postface explique que les grandes lignes de l'histoire sont réelles (Karl a réellement existé) mais les contours ont été un peu transformés. De même, la force souterraine qu'a pu représenter le protestantisme à cette période a sans doute été exagérée.

Je n'ai pas été déçue par ce deuxième livre lu de cet auteur ! Voir les impression de Sybilline qui m'avait recommandé ce livre.

Merci Sybilline !