01 octobre 2008

"LE FIANCE DE LA LUNE" DE ERIC GENETET

le_fiance_de_la_lunePrésentation de l'éditeur :

Toujours entre deux hôtels, entre deux missions, à quarante ans Arno Reyes voyage seul et vit léger. C'est un homme libre. Quand il rencontre la radieuse Giannina, inaccessible étoile, princesse de ses rêves en technicolor, il n'a qu'une certitude : elle est celle qui lui donnera le plus grand rôle de sa vie.

Auteur :

Né en 1967, Eric Genetet est journaliste à la radio et à la télévision. Il vit à Strasbourg. "Le Fiancé de la lune" est son premier roman.


Editeur : Héloïse d'Ormesson




J'ai hésité à accepter cette nouvelle proposition de Suzanne de "chez les filles.com" car le thème me semblait tellement mâché et remâché, dégusté et digéré, que j'avais envie de passer mon tour. Si c'est pour rêver que l'on me conte fleurette sous le pont des soupirs, je crois que j'ai passé l'âge (après 18 ans de mariage !). Si c'est pour me torturer l'esprit ou les boyaux en me demandant qu'aurais-je fait en telle circonstance, j'ai des cas pratiques sous la main, ce n'est pas le moment. Mais deux éléments m'ont poussée à accepter : le fait que ce soit la maison d'édition Héloïse d'Ormesson, non que je connaisse spécialement leur production, mais que ce soit la fille de son père (ce qui est complètement nul comme argument j'en conviens) et puis j'aime bien les primo, primo-accédant, primipare alors pourquoi pas un primo romancier ?

 

Je suis très partagée sur ce livre car je suis restée indifférente à toute la première partie, qui est la plus longue, alors que j'ai trouvé la dernière partie merveilleuse.

 

Nous regardons tout d'abord évoluer Arno dans sa vie désordonnée trépidante entre missions (homme "singe"), femmes et bars puis dans toute cette première partie l'auteur nous livre une version moderne de la rencontre amoureuse et de l'aspect fusionnel d'un tout nouveau couple. Rien de très original donc pour l'intrigue avec des contenus de SMS et des dialogues certainement romantiques...mais pour d'autres que moi. Jugez plutôt ce dialogue :

 

"- Tu vois mes pieds dans la glace ?
- J'aime tes pieds dans la glace.
- J'aime les pieds de Paris dans la glace.
- j'aime le goût de l'Aspégic, avait répondu Arno."

ou cette platitude :

"La neige c'est comme l'amour, c'est féerique le premier soir et après on patauge"

 

L'auteur, à travers ses personnages met en scène des moments forts comme le premier baiser par exemple, ces références cinématographiques, musicales ou livresques sont d'ailleurs continuellement présentes tout au long du roman. Malheureusement, au lieu de les ressentir comme une musique d'accompagnement, je les pressens comme une bouée de sauvetage pour éviter la description. Au lieu de palper un sentiment, on palpe un titre de film ou de musique. Je n'ai donc pas senti d'atmosphère, de ressenti ou de vibration intérieure à la lecture.

 

Et puis le drame arrive et ce qui aurait pu paraître facile, faire pleurer les chaumières, devient un exercice sublime de l'auteur. Face au drame, le personnage prend de l'épaisseur, le style du roman se fluidifie et les platitudes deviennent questionnements.

Comme si l'auteur avait voulu marquer une césure  ; la vacuité du personnage fait place à un homme aimant et responsable dont la densité prend forme pour accompagner au bout de ses rêves...

Carpe diem !

 

Un grand merci aux éditions Héloïse d'Ormesson et à Suzanne de "chez les filles. com" pour le livre. Je suis assez sévère dans ma critique, j'en suis bien consciente, mais j'avais envie de jouer le jeu et de dire en toute sincérité le fond de ma pensée.

Allez voir des critiques très positives chez Argantel, sourifleur et Clarabel !

Et d'autres comme celle de cathulu


Posté par thaisg à 14:13 - - Commentaires [15] - Rétroliens [0]


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