challenge ABC 2008 N°1/13 : "Mère disparue" de Joyce Carol Oates

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Nikki Eaton, 31 ans, célibataire, journaliste, très indépendante et un peu à la marge, n'a jamais prétendu ni voulu se vivre en fille modèle. Sa mère, Gwen, l'agacerait plutôt, avec sa vie trop lisse, son caractère trop confiant, et sa réprobation de la liaison qu'entretient Nikki avec un homme marié. Gwen souhaiterait que Nikki ressemble davantage à sa sœur Clare, l'incarnation apparente, avec son époux Rob, du couple idéal. Or, deux jours après la célébration d'une fête des Mères particulièrement conventionnelle et, pour Nikki, singulièrement irritante, Gwen Eaton est assassinée. Ce drame et l'enquête qui suit non seulement provoquent un bouleversement des rapports entre les deux sœurs, mais marquent le début d'un virage à 180 degrés chez Nikki. Submergée par un chagrin dont elle ne se croyait pas capable, la jeune femme part à la recherche de sa mère à travers les souvenirs de ses amis et de ses proches. Pour découvrir, au cours d'une année tumultueuse, un personnage inattendu, porteur de secrets insoupçonnés...

L'auteur a voulu encore une fois flirter avec les méandres de la mort.

Cette fois-ci, elle nous décrit les comportements de deux filles face à l'assassinat de leur mère. Elle pose dans son récit l'avant et puis elle analyse l'après.

Autant j'avais appréciée "les chutes", autant je trouve "Mère disparue" un peu ennuyeux, trop long pour ne pas décrire grand chose. J'ai vraiment été déçue. La transformation des personnages, leurs hésitations, les faits et anecdotes sont peut-être assez réalistes mais me semblent "surdécrits" pour les besoins du roman sans doute.

Visiblement l'auteur exploite l'écheveau most portem des sentiments pour en délier les noeuds. Je trouve l'idée vraiment intéressante mais je n'ai pas adhéré à cette façon de présenter. Et c'est bien dommage car j'ai l'impression d'avoir manquée un rendez-vous, celui d'un auteur pleine de ressources.

Qui est Joyce Carol Oates, qu'a-t-elle écrit ? c'est ICI.

Ce qui positif pourtant c'est qu'à travers des récits comme celui-ci, on revisite nos propres liens par rapport aux nôtres.

la critique est sur le site du challenge 

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