"Que va piano va sano".

donnaleon

Quand vous saurez que les romans policiers de Donna Leon (une américaine) se déroule à Venise, vous comprendrez que tout le plaisir, est :

- Un, de prendre son temps, du bon temps (on est à Venise)

- Deux, de découvrir Venise, certains affirment que ses romans sont mieux qu’un guide touristique.

- Trois, pour la découverte de la cuisine italienne. Tout comme dans les romans de Camilleri, 3 à 4 recettes à chaque livre. Ca doit être la marque de fabrique du polar à l’italienne !!!

- Quatre, pour cette humanité qui se dégage dans l’écriture des romans de Donna Leon, qui font penser aux romans de Michael Connelly ou de Henning Mankell  dont nous parlerons une autre fois.

Le commissaire Guido (nom prédestiné) s’interroge autant sur sa vie que sur celle de ses suspects. Souvent « border line» ; tiraillé entre le sentiment de justice, le respect de la loi mais avant tout des personnes.

Comme souvent dans les bons policiers, plus que l’intrigue, l’intérêt réside aussi dans le regard d’une société italienne qui nous est proposé par une américaine qui y enseigne et y vit depuis une vingtaine d’années.

Un dernier mot ; on dit souvent que la fonction fait l’homme et si à Venise il y a peu de « délits » c’est aussi parce qu’il est difficile pour ces auteurs de s’échapper. C’est aussi la raison pour laquelle les norvégiens entretiennent particulièrement leur maison, ils n’ont aussi pas le choix sinon vu le climat elles s’ « écroulent »